Retour au bercail le 27 mai !

Venez me rencontrer Le 27 Mai à la librairie Plein Ciel du Havre. 

Je serai en dédicace le 27 mai à partir de 15 heure, 

à la librairie Plein ciel du Havre,

Librairie Plein Ciel

Dock Vauban

Quai Frissard

76600 Le Havre

Venez nombreux, et qui sais, peut-être que Maeva viendra elle-même pour me prendre des livres, vu que les bureaux du C.R.A.F, où elle travaille, sont de l’autre côté du bassin Vauban…

http://www.librairiepleinciellehavre.com

http://www.librairiepleinciellehavre.com/events.php?blid=5198#362833

https://www.facebook.com/Librairie-Plein-Ciel-Le-Havre-634398076573988/

 

Dédicace à Gournay en Bray

Venez me rencontrer Le 13 Mai 2017 à Gournay-en-bray

à la Librairie Le mot passant

21, Place Nationale

76 220 Gournay en Bray

Je vous y attendrai dès 10 h pour dédicacer mes livres.

Linguistique et plus: Les figures de style couramment utilisées en politique histoire d’enfumer tout le monde.

Commençons d’abord par une citation d’Alexis de Tocqueville, grands artisans de nos républiques moderne et précurseur du néolibéralisme (un peu le Macron de son époque donc…) :

« Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira. »

Nous avons pu observer que, lors des dernières élections, beaucoup de Français ont décidé de voter ‘’comme on leur a dit’’, et d’élire deux différents types de fascisme et de totalitarisme, et de se faire avoir.

Puisque les figures de style sont utilisées en politique dans un but de séduire et de tromper le monde. Il est sans doute nécessaire de faire un petit listing des principales figures de style utilisé en politique, histoire d’être plus méfiants la prochaine fois… s’il y a une prochaine fois…

Voici donc un petit échantillon de figures de style couramment utilisé en politique dans un but de tromperie :

  • L’oxymore.

Figure de style qui réunit deux mots en apparence contradictoires.

Souvent utilisé pour faire paraitre les choses plus positive, ou plus acceptable, ou pour fabriquer de toute pièce un terme technique désignant un concept, soit malhonnête, soit vide, soit qui risque d’être impopulaire.

Exemple : ‘’Développement durable’’, ‘’croissance positive’’, ‘’redressement productif’’, ‘’démocratie représentative’’, ‘’capitalisme raisonné’’, ‘’la dictature démocratique’’,’’ flexi-sécurité’’

« Croissance négative », « capitalisme raisonné », ‘’développement durable’’, sont de beaux exemples d’oxymores ! Un mot vient annuler la charge péjorative et négative de l’autre. On obtient ainsi un terme facilement mémorisable et audible par le plus grand nombre, même s’il est totalement dénué de sens. Car de la même façon que la croissance ne peut pas être négative, le capitalisme ne peut, par sa nature même (compétitivité, liberté des prix, recherche du profit maximum), être raisonné, de même le développement par définition (idée d’action, d’expansion, de prolifération, et donc concept non figé dans le temps) n’est pas durable.

  • L’Hyperbole :

Figure de style exagérant la réalité dans le but de la magnifier ou de la fustiger.

L’hyperbole correspond le plus souvent à une exagération qui tend vers l’impossible. Elle est souvent utilisée pour moduler la réalité par rapport au concept que l’on veut imposer (et qui peut être faux).

Exemples : ‘’ les privilèges acquis’’, ‘’des quartiers déglingués par la délinquance et le chômage (F.Fillon)’’, ‘’des cités interdites à la police (F.Fillon aussi)’’, ‘’être dans l’Union européenne, c’est se protéger des Américains et des Chinois’’ (beaucoup d’andouilles ces derniers temps), ‘’projet qualité’’, ‘’projet d’optimisation des coûts’’, ‘’les charges patronales’’, ‘’érigeons un front républicain contre la barbarie’’…

Parler de « privilèges acquis », et non de « droits acquis », est non seulement une contre-vérité, mais aussi un moyen efficace de remettre en cause des droits, auxquels on souhaite faire renoncer, ou que l’on veut diaboliser. Un droit est une victoire du peuple et des libertés. Un privilège est inique par nature et doit être aboli.

Les termes faisant référence au projet, si cher à Macron par exemple est un emprunt au monde de l’entreprise et de la finance. En entreprise, tout devient « projet », « projet qualité », « projet d’optimisation des coûts », etc. Contester un « projet » surtout quand il est présenté (de manière mensongère) comme novateur, demande bien plus de courage et de persévérance que de s’opposer à des restrictions, des compressions ou des contrôles. L’opposant au projet devient alors un imbécile et un conservateur. Pour l’expression « charges patronales », la figure de style s’opère à l’inverse : les termes exacts sont « cotisations patronales ». Substituer « charges » à « cotisation » n’a rien d’anodin. Voilà que le salarié cotise tandis que le patron paie des charges, en plus de payer une masse salariale. (Il est à noter en passant que certains économistes, syndicalistes, et autre penseurs considèrent que les cotisations patronales font partie intégrante du salaire du salarié, à l’instar des cotisations salariales.)

  • Le Pléonasme :

Figure de style appuyant un propos par une redondance de termes. C’est un renforcement d’idées, par une deuxième expression allant dans le même sens que la première expression ou qui se trouve être synonyme au premier mot.  

Le pléonasme est souvent utilisé dans un but d’insistance, elle vise à lutter contre l’usure des mots et l’affaiblissement de l’expression, lorsque cette expression en vient à perdre de son importance, ou qu’il a trop été utilisé.

Exemples : ‘’Démocratie participative’’, ‘’dangereux terroriste’’, ‘’socialiste de gauche’’, ‘’démocratie populaire’’, ‘’une opportunité à saisir’’, ‘’tri sélectif’’, ‘’opposer son veto’’, ‘’lien social’’.

Le terme de ‘’Démocratie participative’’ est emblématique de l’usage de cette figure de style. Le mot démocratie, comme je l’ai écrit dans un précédent article, est déjà un terme précis et clair, ce qui implique que l’ajout d’un adjectif est inutile et est la preuve même d’une manipulation. De plus, l’adjectif ‘’participatif’’ est presque un synonyme, puisque son sens nous dit que les gens y ont la parole et plus encore des moyens d’action. C’est aussi ridicule que de parler ‘’d’autogestion participative’’.   

 

  • L’anaphore :

Figure de style qui consiste à commencer des phrases ou des ensembles de phrases par le même mot ou la même formule dans un but d’insistance.

Utilisé pour insister sur un point, ou pour répéter un mot-clef, pas forcément de manière immédiatement visible, afin de marteler ce mot-clef clef et de le mettre en tête de l’interlocuteur.

Exemple : ‘’moi président….. ’’, ‘’Président/Candidat exemplaire…’’ (Fillon), ‘’être patriote’’ (E.Macron), ‘’hypocrite ! ’’ (Mélanchon)…

Il s’agit tout simplement de martelage. On insiste directement sur l’idée que l’on souhaite faire passer. Ainsi, Macron en répétant le terme ‘’être patriote’’ suggère entre autres qu’il l’est et que ses opposants ne le sont pas. Ce qui est faux au vu de son programme, soit vide, soit prônant une souveraineté européenne extrême. A contrario, et même s’il inverse la figure de style, Mélanchon démontre combien ses adversaires sont ‘’‘hypocrites’’ et insinue que lui-même, ne l’est pas. Ce qui là encore est faux étant donné sont parcours et ses actes, ou son programme, au premier abord intéressant, mais qui était parsemé de suffisamment de contradiction et de flou artistique pour être en définitive inapplicable (surtout au vu des directives de l’UE et des GOPE (Grandes Orientations de politique Économique de l’UE). 

  • Le chiasme :

Consiste à croiser des éléments dans une phrase ou un ensemble de phrases, selon le modèle : ABBA.

A pour but en politique, non seulement d’allonger un discours, ou d’affirmer des faussetés, mais permet également de renforcer une antithèse, ou souligner l’union de deux concepts susceptible de se contredire.  

Exemple : ‘’La vérité, c’est qu’il existe des régimes spéciaux de retraites qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et qu’il existe des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite.’’ (N.Sarkozy)  

  • L’euphémisme :

Consiste à atténuer l’expression de faits ou d’idées considérés comme désagréables dans le but d’adoucir la réalité.

Souvent utilisé pour adoucir certains concept ou fait négatif, ou faire croire qu’un fait négatif est finalement plutôt positif.  

Exemples : ‘’ une baisse tendancielle de l’augmentation du nombre de chômeurs.’’ (N Sarkosy), ‘’frappe aérienne’’, ‘’frappe chirurgicale’’, ‘’privatisation partielle’’, ‘’dommages collatéraux’’, ‘’opération militaire de l’OTAN’’, ‘’ contre-performance’’

Ces exemples sont révélateurs de la totale hypocrisie de leurs locuteurs. Il s’agit de formule soit à consonance affective neutre, soit adoucie et servant souvent à adoucir et à rendre acceptable des faits désastreux, ou moralement attaquable à la base. C’est une première version de remplacement de mot. Ainsi, la ‘’privatisation partielle’’ désigne en fait une procédure de privatisation en court, bouleversant l’organisation d’un service public (licenciement, baisse de budget, politique du chiffre…) et coutant non seulement de l’argent aux contribuables, mais détruisant également au passage la notion égalitaire de droit au dit service public pour tous, entre autres choses… De même, lorsque l’on parle d’opérations militaires de l’OTAN par exemple, on masque le fait qu’il s’agit d’un acte de guerre, souvent illégal, car souvent non encadré par les procédures de l’ONU, par une coalition de pays n’ayant pas de réelle autorité au niveau mondial, excepté par la force. Le fait de citer l’OTAN dans l’expression n’est pas innocent, puisqu’il s’agit d’un faux argument d’autorité, se basant sur le fait que cette organisation grâce à de nombreuses campagnes de communication est venue s’amalgamer avec l’Organisation des Nations Unies dans l’esprit collectif des Occidentaux. (Les deux organisations n’ont en fait rien à voir, l’une étant un conseil mondial pour la paix visant à permettre à tout pays d’être les égaux des autres et de faire valoir leurs droits, l’autre n’étant qu’une alliance militaire entre pays dits ‘’riches’’.)

  • La tautologie :

Figure de style qui consiste à définir un mot par lui-même, ou par une expression de type pléonastique. Mais souvent, sous couvert d’énoncer une évidence, la tautologie ne répète le mot que pour imposer comme une essence la chose à laquelle il renvoie.

Souvent utilisé pour combler un vide, mais également pour mettre en avant un mot-clef ou un concept et insister dessus et parfois hisser ce mot-clef en valeur religieuse.

Exemple : ‘’ce projet, c’est notre projet’’ (E.Macron)…

Par cette expression, Macron fait tout simplement du meublage en essayant de galvaniser les foules. Là où ça devient intéressant (ou désolant), c’est que cette figure de style n’est pas ici simplement utilisée dans un but démagogique, elle sert également à sacraliser le fameux projet de Macron (qui était vide à l’époque où il a fait cette figure de style et qui n’a été qu’un copié-collé de plusieurs directives européennes et des GOPE lorsque le projet en question est devenu un programme…), et de ce fait fédérer le public autour de ce projet et autour du porteur de ce projet…

  • Le néologisme et la périphrase :

Le néologisme consiste à créer un nouveau mot ou une nouvelle expression, le prendre à une autre langue dans un souci de communication, ou de reprendre un autre mot, pour ensuite, désigner ou changer de sens une expression que l’on souhaite remplacer ou éliminer de son vocabulaire ou du vocabulaire commun.

La périphrase est une figure de style qui consiste précisément à remplacer un mot par un groupe de mots signifiant approximativement la même chose, mais pas forcément chargé affectivement de la même manière.

Sert à occulter, ou rendre inutilisable un mot, un concept, ou une expression, et rendre ainsi obsolète le concept, ou le sens premier ou suggéré de ce mot ou expression. Sers également à rendre acceptables des concepts inacceptables ou à diaboliser des notions valeureuses au départ.  

Exemple : ‘’Classe moyenne pour remplacer les termes classe laborieuse, ou classe ouvrière, ou classe exploitée’’, ‘’les assistés pour parler des défavorisés’’, ‘’Les casseurs, remplace le terme manifestants, protestataire, révolté ‘’…, ‘’ la flexi-sécurité’’, ‘’la communication ou le journalisme remplace le terme propagande’’, ‘’le chaos et l’excès de violence devient l’anarchie’’, ‘’l’assistanat remplace le terme solidarité’’, ‘’le concept d’aliénation s’amalgamant avec l’expression ‘’ complotisme ‘’ (dans le sens où si l’on commence à parler d’aliénation des masses par exemple, il y a de fortes chances pour être ensuite accusé de complotiste)’’, ‘’le terme ‘’complotiste’’ utilisé à l’excès afin de diffamé toute personne ne défendant pas sont propre point de vue’’…

L’expression ‘’classe moyenne’’ est intéressante au sens où elle est utilisée de sorte à masquer une réalité sociale et une catégorie sociale fortement chargée politiquement et toujours existante à notre époque. Certes, les différents termes pour désigner la même classe sociale se sont succédé (classe laborieuse, les exploités, les travailleurs…), mais ils portaient tous une charge symbolique forte et fédératrice, liés au champ lexical ouvrier. Avec l’augmentation du niveau de vie de la population, certaines mouvances politiques en ont profité pour créer de toute pièce une classe de population à des fins de déstabilisations de leurs opposants. Cette expression désigne en fait une classe sociale qui au final est totalement fictive. (Attention, ne sautez pas au plafond, je tiens ici à préciser qu’une classe sociale ne se définit pas uniquement sur le niveau de vie ou sur les revenus de ladite classe (les travailleurs touchent entre env 0 €/mois à env 4000 €/mois), elle se définit également par la hiérarchie au sein d’une société et donc l’impact de cette classe et son pouvoir sur cette société, par l’instruction, et par d’autres éléments…

La locution ‘’assistanat’’ est quant à lui révélateur de la vision majoritaire d’une certaine catégorie de gens, dans l’ensemble matériellement favorisé et prônant ou adoptant un comportement égoïste au sein de la société. Cette pensée égoïste, souvent liée au libertarien (et non libertaire, merci d’éviter les amalgames), au Néolibéralisme et à l’Ultralibéralisme, ayant fini par faire des adeptes, nous assistons ces derniers temps à une diabolisation de tout concept lié à l’entre-aide. C’est ainsi que ce terme très péjoratif ‘’d’assistanat’’ à vue le jour en vue de remplacer le concept même de solidarité, portant une valeur pourtant primordiale dans toute société humaine.

Sources :

 https://scribium.com/helene-flaux/manipulation-des-mots-et-rethorique-politique-desintoxication-d862cm

Franck lepage (ateliers de désintoxication à la langue de bois.)  

Franck lepage (les conférences gesticulées : incultures 1 et 2)

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/

linguisticae-francois-fillon-et-hyperbole : https://www.youtube.com/watch?v=y833yBhzcXw

http://www.fabula.org/

http://www.espacefrancais.com/les-figures-de-style/

http://www.humanite.fr/pleonasmes-et-tautologies-576610

http://www.causeur.fr/pleonasmes-et-oxymores-26573.html

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/35415-fillon-presidentielle2017-video-francois-fillon-candidat.html

http://www.socialisme-libertaire.fr/2016/03/novlangue-tyrannie-de-l-euphemisme-et-domination-douce.html

http://absurde.over-blog.net/article-c-est-quoi-un-euphemisme-119893702.html

https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/figures-de-style.php

http://www.universalis.fr/encyclopedie/

http://www.descolarisation.org/atelierdedesintoxdulangage.pdf

 www.lecontrepieds.org  

http://coacheloquence.com/rhetorique-du-politiquement-correct-de-lart-de-la-periphrase-au-lissage-du-langage/#6i3e0Ym0cMdgwoHj.99

 

 

Complotisme et secrets d’états, Ou que déduire du cas Roswell. Part 2

La thèse des extraterrestres.    

En 1978, le lieutenant-colonel en retraite Jesse Marcel, qui était arrivé le premier sur les lieux et s’était occupé de la récupération des premiers débris en tant que responsable de la sécurité de la base de bombardiers atomiques, déclare à l’ufologue Stanton Friedman venu l’interviewer puis à la télévision que ces débris étaient sûrement d’origine extraterrestre.

 Il ajoute que les débris montrés par le général Ramey, responsable de la base, aux journalistes n’étaient pas ceux que Marcel lui avait apportés de Roswell. Il fait part de sa conviction selon laquelle les militaires avaient en réalité caché la découverte d’un vaisseau spatial.

Sa version circulera d’abord dans le milieu des ufologues, puis, en février 1980, le National Enquirer, un grand journal américain qui pourrait être comparé au Monde, interviewa le major Marcel, attirant l’attention mondiale sur l’incident de Roswell.

Par la suite, et ce malgré les démentis de l’armée, cette thèse s’imposera petit à petit dans l’imaginaire collectif. Thèse qui sera appuyée par des centaines de témoins, de nombreux livres soutenant cette version, articles, documentaires et séries TV rendirent célèbre l’incident de 1947.

Les partisans de cette thèse soutiendront qu’un vaisseau extraterrestre s’était écrasé du côté de Roswell, que les passagers, certains peut-être encore en vie, avaient été récupérés, et que toutes les informations sur l’incident avaient été dissimulées. Et que l’on tente de cacher au grand public le fait que les extraterrestres ont débarqué. Certains pensent même que le gouvernement des États-Unis a signé un traité avec eux. 

De nombreuses variantes et évènements annexes à l’incident apparaitront avec le temps.

L’hypothèse extraterrestre à Roswell, est devenue depuis, un phénomène de culture populaire hypermédiatisé. Roswell est devenu l’une des plus célèbres manifestations supposées d’extraterrestres. Et une énorme majorité des populations à travers le monde adhèrent à cette thèse, même encore aujourd’hui. 

 La thèse du ballon météo.  

Suite à la maladresse du lieutenant Walter Haut, porte-parole du Roswell Army Air Field (RAAF), lors de son communiqué de presse au sujet des débris retrouvé à Roswell, le brigadier général de Ramey organise une conférence de presse durant laquelle il annoncera que les débris proviennent d’un ballon météo de fabrication non classifié. Il en montrera même les morceaux à la presse. 

Dans un premier temps, c’est cette thèse annoncée par l’armée et soutenue par le gouvernement qui prévaudra.

Tout est remis en questions lorsqu’en 1980, le National Enquirer publie son interview du lieutenant-colonel en retraite Jesse Marcel et que les experts en OVNI, Charles Berlitz et William Moore publient un livre sur ‘’l’affaire Roswell’’ la même année.

Mis à mal par cette nouvelle thèse, la version de l’Air Force tiendra très difficilement, notamment à cause de bon nombre de maladresses et de contradictions, survenue lors des faits, ou en tentant de défendre cette version.  

C’est dans les années 1990, avec la fin de la guerre froide et la déclassification de nombreux documents que cette version sera abandonné par l’armée et le gouvernement.

Pourtant, un nombre conséquent de tenants de cette thèse persistent encore à y croire de nos jours. 

 Certains, ne rejetant pas que la thèse extraterrestre, mais rejetant également la thèse du projet gouvernemental secret, malgré les témoignages de participant au projet Mogul, et les documents déclassifiés existants.

La thèse du ballon mogul, ou ballon-espion.  

En 1980 et avant cette date, la thèse du ballon-espion et donc du programme gouvernemental top secret, guerre froide oblige (et ce même si le projet mogul sera vite arrêté), sera au premier abord vue comme étant une hypothèse complotiste soutenue par peu de monde. Il est évident que l’air force en cas où le projet serait repris, ou tout simplement par obligation administrative, n’avait aucun intérêt, ni même aucune volonté pour déclassifier les dossiers liés au projet Mogul et autres dossiers pouvant être rattaché à l’affaire Roswel et à sa file de rumeurs.

Avec la sortie de l’article du National Enquirer, et de la publication du livre de Charles Berlitz et William, c’est la thèse extraterrestre qui sera en premier lieu véhiculée par l’ensemble des médias, avant que le gouvernement n’essaie de défendre la version du ballon météo. Mais les erreurs et incohérences du gouvernement dans cette affaire sont vues comme la preuve d’une conspiration à grande échelle par les tenants de la version extraterrestre.

En effet, en 1947, beaucoup d’éléments et actes gouvernementaux invalident l’explication du ballon météo classique. Que penser par exemple du fait que les débris aient été saisis par l’armée le plus vite possible. Où que lorsque ces débris sont montrés à la presse, ceux-ci sont exposés de façon assez contrôlée, de là à imaginer que certaines pièces sont manquantes, il n’y a qu’un pas, même s’il n’y a aucune preuve de cela.  

C’est d’ailleurs en s’appuyant sur ces anomalies et sur la bourde du lieutenant Walter Haut que les tenants de l’explication extraterrestre parviendront à assoir un certain crédit.

En parallèle de cette bataille de thèses, l’une sensationnaliste, soutenue par une partie des médias (même encore de nos jours), et celle, plus terre à terre, supporté mollement par les institutions américaines et l’autre partie des médias, l’explication du projet gouvernemental commence à faire de plus en plus d’adeptes et ce malgré, un manque d’intérêt des médias, certaines accusations de complotisme, ou des amalgames entre l’une et l’autre hypothèse.

Au milieu des années 1990, sans aucun doute favorisés par la fin de la guerre froide, les états unis publieront plusieurs rapports et déclassifieront un certain nombre de dossiers (attention, de nombreux faux circulent). 

Le premier rapport, paru en 1995 explique que les débris retrouvés en 1947 provenaient bien d’un programme gouvernemental secret appelé le Projet Mogul, consistant à lâcher des grappes de ballons atmosphériques d’espionnage afin de surveiller principalement l’avancement des expériences gouvernementales soviétique concernant le nucléaire. Les ballons, semblable au premier abord au simple ballon météo étaient équipé de microphones et d’émetteurs radio permettant de détecter les tests nucléaires et les missiles antibalistiques soviétiques.

Ajoutons à cela au passage, qu’à l’instar des ballons météo, les ballons mogul, une fois arrivés en haute altitude, se déployaient et prenaient la forme de disques, et donc devaient facilement ressembler à des soucoupes suspendues en plein ciel.

Ce rapport stipule également que lors du test de ballons effectués en juillet 1947, deux ballons se sont avérés perdus et donc non récupérés à la fin du test.

Ce rapport invalide donc les thèses du ballon météo et de l’OVNI.

Le second rapport, paru en 1997, finit d’expliquer l’incident de Roswel et les autres évènements reliés à cet incident. Pour expliquer par exemple la rumeur de « cadavres d’extraterrestres », le rapport fait état du parachutage de mannequins lors de programmes militaires menés dans les années cinquante et dont la récupération a été vue par des témoins oculaires. Et fais également mention d’accidents militaires impliquant des blessés et des morts.

 Ces rapports, ainsi que les dossiers déclassifiés traitant de ce sujet valideront par de véritables preuves l’explication du projet gouvernemental, invalidant de fait l’explication extraterrestre et la thèse du ballon météo.  

 La persistance des thèses erronées.

On aurait pu penser que l’apport des preuves et explications contenu dans les rapports et dossiers gouvernementaux mettrait un point final à l’affaire et que les deux explications invalidées ne seraient plus soutenues que par quelques illuminés et irréductibles, pourtant, ce ne fut pas le cas.

Les tenants de la ‘’théorie’’ du simple ballon météo minimiseront les faits et l’aspect gouvernemental, mettant l’accent sur les aspects techniques et le fait qu’il s’agissait de ballons atmosphériques. Ridiculisant au passage, et avec mauvaise foi l’idée de projet de ballon-espion en sortant le projet de sont contexte et en créant des anachronismes. Traitant dans la foulée leurs contradicteurs de ‘’complotistes’’. Se désintéressant ensuite du débat et coupant court à toute discussion.  

Les tenants de l’explication extraterrestre, se montreront plus virulents et plus séduisant, à défaut d’être les plus convainquant. Se tenant sur des éléments valides, comme l’incident en lui-même, l’implication de l’armée, ou le fait que tout ceci se trouvait en vérité être lié à un projet secret, ces souteneurs, dont beaucoup seront sans nul doute sincères, se retrouveront au final noyé sous les parasitages de toute sorte. Mais rien ne permet de les accuser d’être irrationnels, leur raisonnement s’appuyant sur les mêmes éléments que ceux qui ne croient pas à cette thèse et sur bon nombre d’incohérences.

Certains sceptiques et scientifiques mettent en évidence le fait que la thèse extraterrestre persiste en partie grâce à ce parasitage, qui est quantitatif. C’est en quelque sorte la victoire de la quantité sur la qualité. Il existe en effet plusieurs centaines de témoignages, des vidéos, dont l’une montrant l’autopsie d’un extraterrestre, et des centaines d’autres éléments. Même si tous ces éléments ont été invalidés, que les témoignages se sont tous avérés faux et que les vidéos et photos ont tous été débunkés, le crédo en ces ajouts persiste. Le système de croyances des tenants de cette thèse, leurs fanatismes quasi religieux n’étant pas la seule explication à cette persistance, il nous appartient de ne pas nous cacher l’attrait des médias pour cette affaire et leurs tendances à donner du crédit à ces tenants par souci de sensationnalisme. De même, ces médias ont tendance à ne pas publier de démenti lorsque l’un des éléments qu’ils ont traités s’avère par la suite faux. Ceci, ajouté avec d’autres paramètres fait que cette thèse reste la plus médiatisée et celle qui séduit le plus de monde, malgré sa fausseté.  

 Conclusions sur Roswell et sur la question du complotisme et du secret d’État.

L’incident de Roswel, lorsque l’affaire a été médiatisé et à partir du moment où il a été convenu que quelque chose c’est bel et bien écrasé au Nouveau-Mexique en 1947, à vu émerger trois explications majoritaires, dont deux se sont trouvé être des thèses dites  »complotistes ».

Ces deux versions des évènements se basaient, comme l’indique le sociologue Pierre Lagrange, sur des fondations rationnelles et sur des incohérences dans l’explication donnée par l’armée.

Bien évidemment, les tenants de l’explication officielle rejetaient les deux autres thèses et décrédibilisaient celle-ci, mettant en évidence l’aspect complotistes de ces hypothèses.

Comme l’on pouvait s’y attendre, les médias ont relayé la thèse la plus sensationnelle, ou la thèse portée par le gouvernement, en omettant majoritairement l’explication la moins attrayante, et ce même s’ils ne se privaient pas pour traiter les défenseurs de cette troisième thèse, de conspirationnistes. Et bien entendu, comme à leurs habitudes, au moment où cette troisième explication s’est avéré être la bonne, les médias ont tout simplement arrêté de s’intéresser à l’affaire, et ne se sont pas donné la peine de publier un démenti de leurs précédents sujets et positions. Si bien que les deux versions invalidées continuent de nos jours à avoir des croyants.

Il est également à noter que la thèse dite  »complotiste », du projet gouvernemental secret, en s’avérant être vrai, démontre de manière claire que les gouvernements conspirent bel et bien et cachent des informations, tout simplement pour protéger leurs intérêts. Il est inutile d’aller chercher des petits gris pour mettre ce fait en évidence.

L’affaire Roswel  fait assez bien la démonstration qu’une thèse complotiste peut s’avérer être vraie. De ce fait, il est stupide de vouloir décrédibiliser une position en établissant le fait que celle-ci est  »complotiste », ou que l’on parle de secret d’État, ou que l’on y établit le rôle d’une armée ou d’un service secret, puisqu’il y a toujours une possibilité pour que cette position soit vérifiée.

De même, je mets au défit quiconque, de s’intéresser à la géopolitique sans rencontrer à un moment donné la mention d’un service secret ou d’une quelconque armée dans ces recherches.   On ne peut d’ailleurs pas non plus parler de la politique extérieure d’un état, sans prendre en compte les intérêts de cet état ou sans exposer la manière dont cet état agit pour arriver à ses fins.

Dès lors, une thèse ne peut être contrée en se contentant de la taxer de  »complotisme », ou en l’accusant de faire l’apologie de Satan, du terrorisme, ou d’une théière maudite tournant autour de la terre en tirant des lasers sur les états unis et le petit village de Cruvignysson dans le Gers…

Une thèse, en règle générale amène des éléments probants et exposent des arguments en principe valable, elle se doit donc d’être réfuté par des éléments tout aussi probants sinon plus, ou par une argumentation raisonnée, ou mieux, par des preuves. Et c’est ce que devrait faire un certain nombre de personnages public, ou journalistique, avant de se ridiculiser en hurlant au complot. 

Sources et docs :

Asselineau à LCI avec Audrey Crespo-Mara

Complot comme outil de décrédibilisassions

https://www.youtube.com/watch?v=t0g4wq8zRvs

https://www.youtube.com/watch?v=HE__SZto76k

Essai de décrédibilisassions par Patrick Cohen d’Asselineau (d’ailleurs c’est encore un exemple du manque de compétence et du biais idéologique de Patrick Cohen qui pousse celui-ci à s’arranger avec les faits.)

https://www.youtube.com/watch?v=zUR_R_q4qZ4

François Asselineau, époustouflant, au Grand Oral des Grandes gueules sur RMC (20/3/2017)

https://www.youtube.com/watch?v=8S4B-X-NV8Q

Sur les théories du complot :

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/habitus-violence-symbolique-et-69978

Livre : Médias et censure : figures de l’orthodoxie par Pascal Durand

Livre : Les nouveaux désinformateurs par Guillaume Weill-Raynal

Article : Complotiste, moi ? 22 Févr. 2016 de Michel Collon

http://www.investigaction.net/complotiste-moi/#sthash.Xdxqltzm.dpuf

http://www.investigaction.net/complotiste-moi/

Article : Ovnis et théorie du complot de Pierre Lagrange 

https://www.monde-diplomatique.fr/2009/07/LAGRANGE/17444

D’imaginaires « théories du complot » comme arguments de propagande

par Arnaud Rindel, Serge Halimi, lundi 20 août 2007

http://www.acrimed.org/D-imaginaires-theories-du-complot-comme-arguments-de-propagande

Hygiène mentale :

https://www.youtube.com/watch?v=_f6HzL0Nh2g     

Déclaration du général Ramey  de la base de Fort Worth  du 9 Juin 1947. 

Roswell : autopsie d’un mythe, Kent Jeffrey   

Sceptique du Quebec

http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/roswell.html

L’affaire Roswell, par Géraldine Albertini, Sébastien Ceppodomo et Stéphane Tourette.
(Laboratoire de Zététique, Université Nice-Sophia Antipolis).

Livre : Pierre Lagrange la rumeur de Roswell

http://ovnis-direct.com/roswell.html (attention fiabilité PB)  

La tronche en biais

Conférences et vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=13dz5X085ds&list=PLceYkF8JBqYTKNWGfvWIrhV6s6uyKl9qC&index=4

https://www.youtube.com/watch?v=gGSPfXAxzZY&list=PLceYkF8JBqYTKNWGfvWIrhV6s6uyKl9qC&index=29

https://www.youtube.com/watch?v=41zRR3XkEPQ&index=38&list=PLceYkF8JBqYTKNWGfvWIrhV6s6uyKl9qC

https://www.youtube.com/watch?v=dUvcwG_H4U4&list=PLceYkF8JBqYS42EqUYFoxryyDtauQS1SJ&index=1

 

Complotisme et secrets d’états, ou que déduire du cas Roswell. Part1

Quand l’accusation de ‘’complotisme’’ s’immisce dans les interviews de politique.

Ayant visionné l’interview du candidat UPR à la présidentielle François Asselineau donné par Audrey Crespo-Mara, une pseudo-journaliste de LCI qui n’avait de cesse d’essayer de faire croire que Monsieur Asselineau se trouvait être un complotiste. Je me suis trouvé, tout comme beaucoup de monde apparemment, furieux par le comportement et le manque de professionnalisme de cette Audrey Crespo-Mara qui c’était justement donné pour tâche de décrédibiliser une personne émettant un avis hétérodoxe sur diverses questions et notamment en géopolitique, démontrant au passage l’excellente maitrise de cette discipline par Asselineau.

  J’ai pu également prendre connaissance d’une chronique de Patrick Cohen, un très mauvais chroniqueur radio travaillant pour France inter. Dans ce billet, Cohen s’emploie également à décrédibiliser ce même François Asselineau en déformant complètement les faits et les propos du président de l’UPR afin de faire passer celui-ci pour un complotiste. Et que dire aussi, en passant de la vidéo, étonnamment maladroite du vidéaste Usul (qui d’habitude est tout de même plus construit dans ses propos), sur ce même candidat et en utilisant cette même attaque de complotisme ?

Je ne parlerai pas ici des sophismes employés par ces deux faux journalistes, ou sur le cas d’Usul, surtout que la personne décriée a su magistralement se défendre. Mon interrogation porte plus sur l’utilisation de diverses théories conspirationnistes ou dites paranormales dans des buts de manipulations. Car ces cas, ne sont au final que les derniers que j’ai relevé, l’année 2016 ayant été riche en complotisme, contre-complotisme, faux scepticisme, refus des consensus scientifiques de la part de la sphère dominante, manipulation et tentative de manipulation de tous les côtés. Je m’interroge donc sur le rôle de ces ‘’théories’’ du complot et l’utilisation qu’en font gouvernants et médias classiques monodoxe. Et je pense que le fait de reprendre un cas déjà bien documenté, et désormais totalement expliqué pourrait permettre à tous de mieux appréhender tout ce flot d’accusations de complotisme en but de placer de la confusion et de décrédibilisé, que ce soit sur des hommes politiques ou penseurs défendant des thèses hétérodoxes, ou sur des scientifiques essayant de vulgariser des faits scientifiques allant à l’encontre de la doxa dominante.

Voilà pourquoi, je souhaite ici, en relatant l’exemple concret et résolu de l’affaire Roswell, et à travers celui-ci, mettre en évidence ici les diverses problématiques que ce type de manipulation idéologique entraine.  

L’affaire Roswell, Le Contexte

En 1947, nous sommes au début de la guerre froide entre les puissances nucléaires américaine et d’Union Soviétique. Dans ce cadre, sont mis en place de nombreux projets secrets dans un camp comme dans l’autre. Au sein des gouvernements, tout le monde devient paranoïaque et l’on cherche à dominer son adversaire dans tous les domaines, scientifiques, militaire, et autres.

Le 24 juin 1947, Kenneth Arnold, un pilote privé de l’Idaho rapporte avoir vu neuf objets volants inhabituels lors d’un vol aux environs du mont Rainier dans l’état de Washington. Objet qu’il décrit comme étant de forme arrondis à l’avant et triangulaire à l’arrière et volant en formation, un peu comme des boomerangs, ‘’se déplaçant comme des soucoupes qui ferait des ricochets à la surface de l’eau’’. Il n’en faut pas plus pour que les médias titrent en une que des soucoupes volantes ont été vues dans le ciel américain. Les semaines suivantes, un nombre considérable de signalements de soucoupes volantes sera enregistré.

Par la suite, la presse ira jusqu’à interroger l’armée US pour savoir si des engins expérimentaux étaient en phase de conceptions au moment des observations. Évidemment, l’armée niera être à l’origine de ces objets inexpliqués.

L’incident de Roswell

Aux alentours du 4 juillet 1947, après un violent orage, près de Roswell, au Nouveau-Mexique, William « Mac » Brazel, propriétaire d’un ranch découvre sur ses terres des débris éparpillés, répandus sur environs 80 mètres de large sur un kilomètre de long. Intrigué par l’aspect des matériaux, il décide de les montrer à ses plus proches voisins, la famille Proctor avant de contacter le shérif de Roswell qui à son tour averti la base militaire toute proche.

Le 8 juillet, le lieutenant Walter haut, porte-parole du Roswell Army Air Field (RAAF), fait alors un premier communiqué de presse à la demande du colonel William Blanchard, commandant de la base de Roswell, annonçant qu’ils ont récupéré un disque volant écrasé près d’un ranch à Roswell.

Le lendemain, le brigadier général Ramey de la base de fort Worth, où ont été transportés les débris par avion pour examen, publie un rectificatif annonçant que le disque volant était seulement un ballon météo. Une conférence de presse est immédiatement improvisée et l’on montre aux journalistes des débris facilement identifiables de l’objet qui s’est écrasé, confirmant ainsi officiellement la thèse du ballon.

Dans un premier temps, c’est la thèse du simple ballon météo de fabrication non classifié qui sera retenu, et ce en dépit de la saisie des débris par l’armée.

Sources et docs :

Asselineau à LCI avec Audrey Crespo-Mara

Complot comme outil de décrédibilisassions

https://www.youtube.com/watch?v=t0g4wq8zRvs

https://www.youtube.com/watch?v=HE__SZto76k

Essai de décrédibilisassions par Patrick Cohen d’Asselineau (d’ailleurs c’est encore un exemple du manque de compétence et du biais idéologique de Patrick Cohen qui pousse celui-ci à s’arranger avec les faits.)

https://www.youtube.com/watch?v=zUR_R_q4qZ4

François Asselineau, époustouflant, au Grand Oral des Grandes gueules sur RMC (20/3/2017)

https://www.youtube.com/watch?v=8S4B-X-NV8Q

Sur les théories du complot :

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/habitus-violence-symbolique-et-69978

Livre : Médias et censure : figures de l’orthodoxie par Pascal Durand

Livre : Les nouveaux désinformateurs par Guillaume Weill-Raynal

Article : Complotiste, moi ? 22 Févr. 2016 de Michel Collon

http://www.investigaction.net/complotiste-moi/#sthash.Xdxqltzm.dpuf

http://www.investigaction.net/complotiste-moi/

Article : Ovnis et théorie du complot de Pierre Lagrange 

https://www.monde-diplomatique.fr/2009/07/LAGRANGE/17444

D’imaginaires « théories du complot » comme arguments de propagande

par Arnaud Rindel, Serge Halimi, lundi 20 août 2007

http://www.acrimed.org/D-imaginaires-theories-du-complot-comme-arguments-de-propagande

Hygiène mentale :

https://www.youtube.com/watch?v=_f6HzL0Nh2g     

Déclaration du général Ramey  de la base de Fort Worth  du 9 Juin 1947. 

Roswell : autopsie d’un mythe, Kent Jeffrey   

Sceptique du Quebec

http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/roswell.html

L’affaire Roswell, par Géraldine Albertini, Sébastien Ceppodomo et Stéphane Tourette.
(Laboratoire de Zététique, Université Nice-Sophia Antipolis).

Livre : Pierre Lagrange la rumeur de Roswell

http://ovnis-direct.com/roswell.html (attention fiabilité PB)  

La tronche en biais

Conférences et vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=13dz5X085ds&list=PLceYkF8JBqYTKNWGfvWIrhV6s6uyKl9qC&index=4

https://www.youtube.com/watch?v=gGSPfXAxzZY&list=PLceYkF8JBqYTKNWGfvWIrhV6s6uyKl9qC&index=29

https://www.youtube.com/watch?v=41zRR3XkEPQ&index=38&list=PLceYkF8JBqYTKNWGfvWIrhV6s6uyKl9qC

https://www.youtube.com/watch?v=dUvcwG_H4U4&list=PLceYkF8JBqYS42EqUYFoxryyDtauQS1SJ&index=1

 

La misogynie dans les magazines d’histoire, le retour !

Alors que faisant les courses dans le supermarché du coin, je passe par le rayon presse, voilà qu’un magazine attire mon attention. Le trimestriel s’intitule les grands mystères de l’histoire et il s’agit du numéro 17 publié le 22 mars 2017 traitant exclusivement des pirates.

Amateur de sujets historiques et notamment sur le thème des pirates, je suis évidemment très intéressé. Je vois que le journal à l’air plutôt complet et traites des différentes périodes sur le sujet et des différents endroits et volet lié au sujet. Plutôt enthousiaste, je continue de le feuilleter, jusqu’au moment où je m’aperçois d’un problème dans le chapitre consacré à la piraterie en Orient. Il manque l’un des personnages les plus considérable dans l’histoire asiatique, j’ai nommé Ching Shih, l’un des pirates les plus importants au monde, toutes périodes confondues. La question que je me pose ensuite est, serait-ce parce qu’il s’agit d’une femme que ce magazine à choisit de ne pas en parler ?

On peut se poser la question quand on s’aperçoit qu’aucune femme ne figure dans ce magazine, pourtant consacré à un sujet historique où la femme est très représentée. Mais ici, pas une ligne sur Anne Bonny, Marie Read, Grace o’Malley, Jacquotte Delahaye, Anne Dieu-le-veut, Sayyida Al Hurra, Alvilda, ou encore Ching Shih.

Nous pouvons donc nous questionner légitiment sur le fait que les figures historiques féminines dans le domaine de la piraterie ont ou non été volontairement effacé de ce dossier par ce magazine.

Ching Shih une figure historique incontournable lorsque l’on traite de la piraterie dans l’histoire.

Toutes les périodes de piraterie ont leurs grandes figures, les Barbaresques ont Barbarrossa, les pirates des caraïbes ont Barbe noire et Bartolomew Roberts, Port-Royal a le capitaine Morgan, l’Irlande à Grace o’Malley et l’Asie à Ching Shih.

Pour bien comprendre l’importance du personnage, voici un résumé de son histoire.

Ching Shih, aussi connue sous le nom de Cheng i Sao, ou encore Madame Tsching est une pirate cantonaise. Le début de sa vie reste mystérieux, elle apparait en premier lieu en tant que prostituée et rencontre le pirate Cheng I alors qu’elle est encore jeune. Elle se marie avec lui en 1801, alors qu’il commande une flotte de pirate et s’engage aux côtés de rebelle au Vietnam.

Ils adoptent un fils nommé Zhang Pao Tsai, avant que Chang I ne meure en mer en 1807. La flotte pirate est alors forte de 400 navires et près de 70 000 marins.

C’est ici que la véritable carrière de Ching Shih commence. Passée maitresse dans l’art de la manipulation et fine stratège politique, elle prend la tête de la flotte. Quelque temps plus tard, son emprise sur les pirates se renforce alors qu’elle entreprend une liaison avec son fils adoptif et qu’elle se marie avec lui.

Grâce à un ensemble de lois strictement appliquées et une mainmise totale sur la flotte, elle renforce la puissance de sa faction.    

 La flotte de Ching Shih commet divers actes de piraterie, allant du simple pillage de navires marchands au sac de villages n’ayant pas sa protection le long des rivières. Le gouvernement chinois tente de mettre un terme à ses activités, lançant contre elle une série de batailles qui ne feront que renforcer le parti de Ching Shih. La flotte impériale chinoise, l’une des flottes les plus importantes de cette région à l’époque se verra au final amputée de la majeure partie de ses navires qui tomberont entre les mains de Ching Shih. Elle finit par contrôler, au sommet de sa puissance, un bon millier de navires et près de 80 000 hommes, ce qui est monstrueux, même pour un royaume.

De 1808 à 1810, c’est un véritable règne qu’elle instaurera, vainquant ses rivaux, et écrasant diverses forces émanant tant de l’empire de chine que des marines européennes essayant d’aider l’allié chinois. En 1810, à bout, le gouvernement Chinois cède à la demande d’amnistie de Ching Shih qui l’obtient avec toutes les exigences qu’elle aura imposées dans les pourparlers.

Chang Pao passe le reste de sa vie à un poste confortable dans le gouvernement. Quant à Ching Shih, forte de plusieurs titres de propriété et sociaux, ainsi que pouvant profiter à loisir de sa fortune issue de ses années de piraterie et qu’elle a eu le droit de conserver, elle devint propriétaire d’un bordel et d’un cercle de jeux à Guangzhou, avant de mourir riche et libre en 1844.

À n’en pas douter, avec Grace O’Malley, Ching Shih mérite le titre de Reine des pirates, tout simplement parce que c’est ce qu’elle a été.

Nous avons donc un seigneur pirate à la tête de la plus grande flotte pirate de l’histoire, forte d’un bon millier de navires, une force de plus de 80 000 hommes, qui parviens à instaurer un règne de terreur de plusieurs années sur la mer de chine, et qui humilie littéralement l’un des empires les plus puissants au monde à cette époque, et qui finit, non seulement par être amnistié, mais par obtenir des titres, sociaux et de propriété, la permission de conserver tout son butin, avec deux sucres empereur de mes couilles tu seras mignon ! Et ce journal n’en parle pas et ne la mentionne pas dans son chapitre consacré à la piraterie en Asie, dans un numéro consacré exclusivement à la piraterie dans l’histoire ? Pour moi, la misogynie est flagrante et l’on peut légitimement douter du sérieux et du positionnement éthique du magazine les grands mystères de l’histoire.

Plus qu’un oubli, ce genre d’omission concernant la moitié de l’humanité, autrefois général lorsqu’il s’agissait d’histoire n’a hélas pas disparu. C’est le constat amer à tirer de l’apparent trou de mémoire contenu dans le numéro de ce magazine. Et comprit dans une vision d’ensemble, ce n’est pas anodin, car il participe d’une non-reconnaissance du rôle des femmes dans l’histoire, mais également, du fait de l’inégalité de traitement des faits historiques venant s’ajouter aux autres inégalités, il est la démonstration que le combat féministe n’est pas finit et que beaucoup trop de batailles restent à livrer. Car si au niveau culturel et scientifique certains vulgarisateurs font preuve de négationnisme et négligent des figures historiques aussi importantes, alors pour le reste, le pire est à craindre et la misogynie ainsi que l’antiféminisme semblent être encore bien présents dans nos sociétés.

Sources:

Magazines les grands mystères de l’histoire n° 17 du 22 mars 2017

Marie-Ève Sténuit, Femme pirate : les écumeuses des mers, Éditions du Trésor, 2015.

Nicolas Meylaender, « SHI Xiu », Éditions Fei, BD de 4 tomes illustrées par WU Qingsong

https://histoireparlesfemmes.com/2014/06/10/ching-shih-la-terreur-de-la-chine-du-sud/

http://education.francetv.fr/matiere/temps-modernes/ce1/video/ching-shih-pirate-en-mer-de-chine

Ching Shih, Pirate Of The China Seas – Prostitute to Pillager Queen , (Ching Shis, pirate des mers de Chine, de la prostituée à la reine des pillards) de Tom Teller

Chaine Linkthe sun, point culture sur la piraterie https://www.youtube.com/watch?v=qp1egLxoj6o

Chaine pour la petite histoire:  https://www.youtube.com/watch?v=ii-6T8Kem6w

 

Prochaines dédicaces et salons!!! Et liste des points de vente.

Le 13 Mai 2017 à Gournay-en-bray

Librairie Le mot passant

21, Place Nationale

76 220 Gournay en Bray

Le 27 Mai 2017 au Havre

Librairie Plein Ciel

Dock Vauban

Quai Frissard

76600 Le Havre

Le 16 Juillet 2017 Bretteville sur Ay

Salon du livre de Bretteville sur Ay

Sous le chapiteau,

Bretteville sur Ay Plage

Points de vente en Normandie:

Rouen

Espace Culturel Leclerc de Bapeaume-les-Rouen

40 rue du canal

Bapeaume-les-Rouen

Le Havre

Librairie Plein ciel

Dock Vauban

Quai Frissard

76600 Le Havre

tel: 02 35 42 31 44

Caen:

Librairie Guillaume

librairie générale du Calvados

48, rue Saint-Pierre

14 000 Caen

02 31 85 43 13

Yvetôt

Espace Culturel Leclerc
Yvetôt:

10 r Jean Moulin

76190 Yvetot

http://ecly76.canalblog.com/

Espace culturel Leclerc

Neufchâtel-en-Bray :

Librairie Une Histoire de Papier

8, Place du 11 Novembre

76270 Neufchâtel-en-Bray

02 77 26 50 02

Fécamp:

Librairie le Chat pitre

1 quai Bérigny

76400 Fécamp

tel: 02 35 10 12 54

Dieppe:

Librairie Le Plumier

20-24 rue St Jacques

76 200 Dieppe

Tel: 02 35 84 30 35

Cany Barville:

Librairie, Maison de la presse

SNC Ledun Presse,

85, rue du général De Gaulle

76 450 Cany-Barville

Tel: 02 35 97 83 88

St Valéry en Caux

Espace Culturel Leclerc

Plateau Ouest BP1

Route du Havre

76460 Saint Valery en Caux

Louviers

Librairie « à la page »

16 rue du Matrey

27 400 Louviers

Elbeuf

Librairie La Plaïde

11, rue des Martyrs

76 500 Elbeuf

Lisieux:

Librairie Les Grands Chemins

24, Place de la République

14 100 Lisieux

02 31 32 86 60

Beauvais :

Librairie Plein ciel/ maison de la presse

17, rue Carmot

60 000 Beauvais

03 44 45 08 00

également commandable dans toutes les librairies de France.