Salon du livre de Grainville

Rendez-vous le 25 Novembre 2017
à Grainville (27)

Passez me voir le dimanche 25 Novembre,

à la salle des fêtes de Grainville, dans l’Eure.

J’y serai pour dédicacer mes livres!!!

Et grouillez vous d’y aller, sinon, vous n’aurez pas d’autre occasion d’avoir un livre dédicacé avant la fin de l’année!!!

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La bio, arnaque, ou agriculture d’avenir ? Et pis d’abord, la bio keskessée ?

J’entends régulièrement beaucoup de critiques et d’avis négatif sur le bio que ce soit sur le net ou ‘’dans le monde matériel’’. Moi même, avant de me former en vue de faire du maraîchage bio, je véhiculais aussi certains de ces points négatifs. Critiques et points négatifs qui au final se sont tous révélé être fallacieux, faux, mensonger, issus et se propageant le plus souvent grâce à l’ignorance de tous de ce qu’es la bio et aux idées reçues concernant ce sujet souvent réduit à un simple label commercial, alors qu’il s’agit en réalité de quelque chose de bien plus riche, bien plus éthique et révolutionnaire.

Au départ, j’ai tenu à débunker les arguments fallacieux les plus courants contre la bio. Arguments malhonnêtes, mais se propageant vite, souvent véhiculés par des lobbyistes, et trouvant facilement preneur puisque énoncés dans la plupart des cas de manière sensationnelle. Mais se pose en premier lieu la question de savoir de quoi il s’agit, puisque la majorité des gens ne savent pas, en réalité, de quoi l’on parle lorsqu’il est question de bio.

Les origines de la bio

À partir des années 1920, plusieurs courants d’idées ont contribué à la naissance de l’agriculture biologique, ces courants se posant en réaction contre le développement d’une agriculture intensive issue de la Première Guerre mondiale et se basant sur la chimie de synthèse. Agriculture intensive, étant bien évidemment promu en grande partie par les industries ayant développé les gaz de combat. Ces courants voulant développer un système de production agricole (végétaux et animaux) privilégiant des pratiques de gestions respectueuse des équilibres de l’environnement et des pratiques de prévention dans le développement des cultures plutôt que de recourir sans cesse et sans réflexion, à des intrants d’origines extérieures produits en masse et issus de la chimie de synthèse.

Les principaux courant de l’agriculture bio sont :

L’approche biodynamique, développée par, un mouvement ésotérique, l’anthroposophie (c’est-à-dire une secte, j’y reviendrai) dirigée par Rudolf Steiner (1861 — 1925), qui à la fin de sa vie, exposa son point de vue sur l’agriculture lors d’une série de conférences. Ces textes serviront de base à la méthode biodynamique.

Dès 1928, la société de commercialisation coopérative de Brandebourg, DÉMÉTER, fut créée pour distribuer les produits biodynamiques.

Le courant biodynamiste est toujours resté autonome par rapport aux autres courants d’agriculture biologique, mais malgré ses faibles effectifs, il a eu une action continue notamment en Allemagne, en Suisse et en Alsace.

Il est également à noter que la méthode, c’est peu à peu détaché du mouvement anthroposophe et est de nos jours à différencier de cette secte, malgré les restes d’ésotérisme faisant toujours partie de la méthode.

La méthode Indore, est initié par l’agronome et botaniste Sir Albert Howard qui défini cette méthode dans son ouvrage ‘’le testament agricole’’ écrit en 1940. Ayant consacré sa vie d’agronome a aidé les populations indiennes à se nourrir. C’est donc à partir de ses observations que naît sa méthode basée sur la gestion des composts et visant à améliorer ou maintenir la fertilité des sols. L’objectif étant entre autres d’assurer une bonne autonomie des exploitations grâce à une importante fertilité des sols.

Son travail a été poursuivi par I.J. Rodale et la Soil Association. Ce courant est également appelé « agriculture organique » ou « organic farming »

En France, ses travaux seront pris en compte par les premiers agrobiologistes

La méthode organo-biologique, est développé en suisse dès 1930, sous l’impulsion du politicien H.Muller qui veut ainsi promouvoir l’autonomie des producteurs et le développement des circuits courts.

Dans les années 60, le biologiste Hans Peter Rusch, mettra au point, de manière plus complète la méthode organo biologique et la présentera dans son livre la fécondité du sol. Il conteste la fertilisation chimique en pleine expansion à cette époque.

Ses préoccupations sont proches des questions écologiques, il veut éviter les gaspillages, et les pollutions grâce à une agriculture en grande part autonome ou s’appuyant sur une fertilisation organique.

Il veut appliquer les progrès de la biologie à l’agriculture.

Ce courant sera particulièrement influent auprès des Allemands de l’association Bioland et en France auprès de l’association Nature et Progrès

enfin, l’agriculture naturelle, ou dite aussi ‘’sauvage’’. Est né au Japon dans les années 1930 à partir des observations du microbiologiste et agriculteur Masanobu FUKUOKA, qui expose sa pensée dans son livre : ‘’ la révolution d’un seul brin de paille’’.

Dans les années 70, le scientifique Bill MOLLISSON (Australie) a travaillé et a développé ce mode de culture qui allait s’appeler plus tard la Permaculture. Cette méthode se propose d’intégrer le plus possible l’agriculture dans le milieu naturel.

La permaculture est à rapprocher de l’AGROÉCOLOGIE, développée notamment par Miguel Altieri en Amérique Centrale et qui influence fortement les mouvements d’agriculture biologique d’Espagne et d’Amérique Latine.

Des origines scientifiques donc.

En voyant les origines des principaux courants, on observe, à l’exception de la biodynamie, que la bio tient majoritairement ses bases de scientifiques. Par définition la méthode scientifique, est basé sur la rigueur, et le respect d’un ensemble de règles afin de dégager des faits. On peu donc considérer que ces bases sont solides et qu’au fils du temps, les démarches et méthodes utilisées en agriculture bio sont éprouvées et font consensus scientifique. De plus, d’autres scientifiques, par exemple le microbiologiste des sols Claude Bourguignon et sa femme la biochimiste Lydia Bourguignon, ont par la suite confirmés les principes régissant la bio. Jusqu’à tout récemment où une nouvelle étude publiée dans le JAMA Internal Medicine le 22 octobre 2018 confirme une nouvelle fois le bien fondé de la démarche.

Quant à la biodynamie.

Et vu qu’il s’agit de l’un des arguments avancés contre l’agriculture bio dans son ensemble, j’en parlerai ici, ainsi, le sujet sera clos. Certes, la méthode est issue d’une secte et certes, même si l’on peut de nos jours différencier la méthode du mouvement ésotérique qui l’a fait naître, il reste une part de ‘’rituel magique’’. Mais est-ce suffisant pour s’arrêter à cela et condamner la méthode dans son ensemble ? Ou, comme certains l’avancent, tous les courants sur lesquelles la bio se base ?

Je l’ai déjà évoqué, et l’exposerai encore dans la suite de ce texte, mais l’histoire de l’agriculture de la fin du vingtième siècle est marquée par le développement et ensuite par l’imposition forcée d’une agriculture industrielle intensive se basant sur l’usage de masse en produits de synthèse remplaçant complètement un processus biologique naturel auto-régénératif. Lors de l’après seconde guerre mondiale, c’est l’industrie, et surtout, l’industrie dite chimique, celle ayant développé les gaz de combat de la 1WW, puis les gaz de meurtres de masses en Allemagne (Bayer) sous le régime nazi, ou plus récemment, ceux qui ont développé l’agent orange lors de la guerre du Vietnam (Monsanto), qui ont mis la main sur le monde agricole, sous prétexte de mettre en place une agriculture suffisamment productive afin de nourrir l’Europe et l’Amérique (prétexte qui s’avère faux, puisque l’agriculture industrielle se révèle être peu productive, mais j’y reviendrai dans le prochain écrit).

Rallié par les politiques, et les autres industries, ces firmes, établissant les bases du lobbyisme, et discréditant de manière fallacieuse les scientifiques défendant une agriculture paysanne, on finit par faire peser sur les campagnes une pression énorme afin de forcer le moindre petit paysan, soit à faire comme on lui disait, soit à revendre son exploitation à plus riche que lui et à rejoindre la ville.

Face à cela, tous les courants bio luttaient pour mettre en avant leurs points de vue.

Et face aux impacts dévastateurs de l’agriculture intensive, une agriculture qui à fait et fait toujours des morts par centaines, les quelques défenseurs et utilisateurs de la méthode biodynamique et leurs ‘’rituels magiques’’ ont permis de sauvegarder un savoir paysan. Si l’on étudie bien en quoi consiste la biodynamie, rituel ésotérique compris, on s’aperçoit qu’il s’agit ni plus ni moins des techniques utilisés dans le monde paysan avant la main mise des industries sur le domaine agricole. Certaines de ces techniques rejoignant celles mises en avant par les autres courant de la bio.

Pour ma part, je vois un peu les biodynamiques comme l’inverse des anti-vax. À savoir que les anti-vax sont surtout des croyants religieux qui à force de s’acharner dans leurs croyances et l’imposer aux autres, finissent par faire des morts (voir vidéo défakator, https://www.youtube.com/watch?v=y_Is5iNwGpA). Alors que les Biodynamiques, même s’ils sont des tenants de croyances, sont parvenues à conserver jusqu’ici de vieilles techniques paysannes respectueuses de l’environnement, et ont fini (ou vont finir) par sauver des vies.

Voilà pourquoi, j’estime que l’on peu, non seulement, pardonner leurs ‘’petits rituels magiques’’ aux biodynamiques (qui je le rappelle, n’ont aujourd’hui plus rien a voir avec les anthroposophes), mais aussi apprendre d’eux (avec du recul, quand même). Même si j’avoue que ce serait bien qu’il abandonne l’ésotérisme…

Bon, revenons à l’agriculture bio et son histoire.

L’agriculture biologique fait son apparition en France au début des années 1950.

Dès son apparition dans l’hexagone, les courants bio se sont opposés fortement à l’intensification agricole de l’époque et donc, à cette utilisation excessive de pesticides et d’engrais chimiques. Pour ces courants, le lien entre agriculture, alimentation et santé était primordial et l’imposition des méthodes de l’agriculture intensive avait des impacts catastrophiques sur ce lien, mais aussi sur les producteurs eux-mêmes, puisque ceux-ci tombaient totalement à la merci de l’industrie.

Dans les années 60, le livre de Rachel Carson : ‘’Printemps silencieux’’ sort avec fracas et se fait échos des différentes alertes données lors de cette décennie quant aux conséquences de l’agriculture industrielle sur la santé et l’environnement.

Les années suivantes, l’agriculture bio ne cessera de croître, marquant son essor dans les années 70.

Cet essor s’expliquant surtout par l’émergence de nouveaux courants d’idées et de changements sociologiques importants, notamment dans les milieux ruraux où un certain nombre de paysans refusent le modèle économique et technique de l’agriculture conventionnelle. À cela s’ajoutent les différents mouvements de contestations ayant émergé en mai 68 et de certains de ses acteurs allant s’installer à la campagne pour reprendre des fermes. C’est de ces anciens urbains, principalement de sensibilités libertaires que naîtra le mouvement ‘’nature et progrès’’, mouvement à l’origine du premier cahier des charges de l’agriculture biologique en 1972

Nature et Progrès, sera à l’origine de la reconnaissant juridique Française de l’AB, au début de la décennie 2010. Elle va se dissocier de la certification AB lorsque l’UE s’impliquera dans la certification et fera le choix d’une certification spécifique et privée.

La certification bio :

Dans les années 80, sous la pression de Nature et Progrès, mais aussi de quelques personnalités politiques, l’agriculture biologique est reconnue dans la loi d’orientation agricole de 1980 complétée par celle de 1988. Le logo AB est créé et les premiers cahiers des charges sont homologués dans cette décennie.

Lors de cette décennie, il y a environ 4000 agriculteurs biologiques dont les motivations sont diverses, mais dont la principale motivation est la contestation des aberrations de la Politique agricole commune (PAC), notamment par ses surproductions non maîtrisées.

Dans les années 90, 2000, une réglementation européenne se met en place en parallèle de la réglementation française, plus stricte.

le nombre d’agriculteurs biologiques passe de 3500 en 1995 à 9000 en 2000

En 2010, les deux labels (UE et Français) fusionnent.

Fin 2013, l’agriculture biologique concerne plus de 25 000 agriculteurs, et plus de 1 million d’hectares, soit presque 4 % de la surface agricole utile française.

L’agriculture bio, les principes et le cahier des charges :

L’agriculture bio repose sur plusieurs principes fondamentaux qui sont : l’idée d’anticipation (on prévoit comment se passera la culture, qu’elle maladie ou ravageurs elle risque d’avoir, on prévoit en amont au lieu de mettre bêtement des produits sans réfléchir…), principe d’observation et de curiosité par rapport à son milieux (connaître ses cultures, voir comment elle progresse, observation de son environnement), l’autonomie, innovation…

Ayant pour but de favoriser une approche plus réfléchie des modes de cultures, basés sur la prévention, l’anticipation, le fait d’éviter les produits curatifs, l’autonomie, etc., l’agriculture bio (Française) s’en tient à un cahier des charges strict posant des règles précises. (À noter au niveau de la certification que les producteurs bio en France sont rigoureusement contrôlés.)

Parmi ces règles, il y à : l’interdiction des produits de synthèse et des OGM, le respect des rythmes naturel (saisons, etc.), l’interdiction des serres chauffées (sauf pour les plants), l’interdiction de cultiver ‘’hors-sol’’, où toute méthode approchante, interdiction de l’élevage hors-sol, l’obligation de faire des rotations de culture (ce qui évite beaucoup de maladies et l’installation de ravageurs), le respect de la filière bio concernant les fournisseurs, le respect du bien-être animal, mise en application de la lutte préventive (choix des espèces à cultiver, milieu favorable [mettre plus de haies par exemple])…

Je ne dis évidemment pas que la bio est parfaite, ni qu’elle est exempte de défauts, mais l’agriculture bio, certifiée par ces labels, ou non, offrent de manières indéniables une garantie sur la qualité de notre nourriture ou des produits issue de l’agriculture bio.

L’agriculture bio ne se cantonne donc pas à un simple label, mais regroupe bel et bien un ensemble de pratiques agricole basé sur l’intelligence, la prévision de ses cultures, et sur le respect de la production d’une nourriture plus saine, s’opposant ainsi à l’agriculture industrielle, basé sur l’utilisation irrationnelle d’intrant de synthèse.

Et si après cela, vous estimez que le label AB/UE, n’est pas suffisant, n’hésiter pas à aller voir du côté des autres labels bio tel que : Déméter, bio cohérence, nature et progrès, bio partenaire (organic fairtrade)… Et si vous alliez directement vous inscrire dans une AMAP, ou aller chez le fermier bio du coin, ce sera même encore mieux…

Voilà, maintenant que vous connaissez un peu mieux le sujet, je vais pouvoir passer à la suite…

Sources :

http://www.fnab.org/index.php/un-reseau-des-valeurs-des-hommes/historique/2-lhistoire-de-lagriculture-biologique-a-travers-quelques-ouvrages-

http://www.fnab.org/

http://www.bio-normandie.org/

Mon CFPPA local (formation maraîchage biologique)

http://www.agencebio.org/breve-histoire-de-la-bio

https://www.produire-bio.fr/cest-quoi-la-bio/histoire-de-la-bio/

https://www.chapelle-berard.com/fr/histoire-de-lagriculture-biologique/

https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2707948

Un bon nombre de maraîchers bio (salut à eux)

Les Bourguignons : https://www.youtube.com/watch?v=DI8P_YQZkV8

https://www.youtube.com/watch?v=rJfHF9y-YjE

http://www.biocoherence.fr/images/media/Documents/cahier_des_charges.pdf

http://www.natureetprogres.org/servicepro/sp109.pdf

http://www.natura-sciences.com/agriculture/label-ab-label-bio-816.html

http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/publication/154/1098/lenvironnement-france-edition-2010.html

http://www.agencebio.org/

Linguistique et plus : L’anarchie

de gauche à droite: Bakounine, Kropotkine, Proudhon, Marx (j’ai oublié Stirner, désolé)

S’il y a bien un mot qui c’est trouvé être déformée, maltraité, où l’on à donné des sens différents voir opposé, et sur lequel certains amalgameurs ont veillé à entretenir la confusion sur son sens véritable, il faut avouer qu’il s’agit bien de ce mot là.

Pour ceux appartenant plutôt à la classe dominante, il est synonyme d’anomie, de terrorisme, de violence et de chaos. On observe qu’il est souvent utilisé par ceux-ci, mais également par nombres de fascisant, d’adhérents à la doxa dominante et surtout par énormément d’inculte philosophique et politique comme point final pratique pour clore toute discutions avec des opposants défendant des concepts humaniste.

Mais qu’en est-il réellement ? Es-ce que le mot : ‘’Anarchie’’ est réellement synonyme de chaos, d’anomie ? Où es-ce que les personnes ayant de hauts niveau hiérarchique au sein de nos sociétés se sont tous acharnés chacun à leurs tours afin de diffamer les véritables significations de ce mot et ceux qui adoptent ou ont adoptés ce mot afin de se définir ?

C’est ce que je me propose de voir ici, à travers la langue, les définitions des dictionnaires et l’étymologie du mot : ‘’Anarchie’’

Anarchie, définitions des dictionnaires :

Je l’ai déjà dit avant et je le redis ici, il est important de chercher dans plusieurs dictionnaires et ne pas se contenter d’une seule définitions, car le rédacteur de cette définition, comme toutes personnes humaine, peu être orienté politiquement, ou tout simplement commettre des erreurs, manquer d’éléments, … Ou tout bêtement ils peuvent se contenter de répéter une définitions établie par une institution non neutre et idéologiquement orienté comme l’académie française ou autres.

Il est donc important d’aller voir plusieurs dictionnaires afin de pouvoir comparer les définitions, et ainsi se faire une idée plus juste de la signification réelle du terme que l’on recherche. Et ce fait est plus que vrai ici.

Dès le départ, les choses semblent complexe, car nous pouvons distinguer deux types de définitions sur le mot : ‘’Anarchie’’. D’abord, nous avons les définitions qui essayent d’être le plus neutre possible, qui ne fonts pas d’interprétation idéologique, et qui ne posent pas d’extrapolation erronée. Et nous avons les autres, qui tiennent plus de l’interprétation idéologique, de l’argumentation confusionniste que d’une véritable définition.

D’où l’importance du tri.

Les définitions crédibles :

Définition de toupie.org :

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Anarchisme.htm

L’anarchie est un système politique qui vise à l’émancipation de toute autorité ou tutelle gouvernementale. L’état est considéré comme n’étant pas nécessaire et aucun individu ne se trouve sous la domination d’un autre (absence de hiérarchie entre les hommes). Le système social anarchique est fondé sur la libre entente des différentes composantes de la société.

Très souvent utilisé de manière péjorative, le terme anarchie désigne alors l’état de ce qui est sans commandement, sans lois. Il est synonyme de désordres, de confusion et de troubles qui n’ont rien à voir avec l’anarchie – système politique -, mais qui sont souvent liés à l’existence de pouvoirs concurrents. En raison de ce double sens du mot anarchie, source de confusion, l’usage du mot libertaire, à la place d’anarchiste, s’est développé depuis la fin du XIXe siècle. Autre synonyme : Acratie.

Pour les anarchistes, l’anarchie n’est pas synonyme de chaos, mais correspond à une situation harmonieuse résultant de l’abolition de l’Etat et de toutes les formes de domination et l’exploitation de l’homme. Elle est fondée sur l’égalité entre les individus, la libre association, la fédération ou l’autogestion, voire parfois le collectivisme. L’anarchie est donc structurée et organisée, sans qu’il y ait une quelconque primauté de l’organisation sur l’individu.

En tant que doctrine politique, l’anarchie n’a été mise en pratique que très partiellement et ponctuellement. Mais elle a été développée sur le plan théorique par Charles Fourier (1772-1837), Pierre Joseph Proudhon (1809-1865), Michaël Bakounine (1814-1876).

L’anarchisme est le mouvement social ou politique qui a pour objectif de mettre en place l’anarchie.

L’anarchisme est un mouvement philosophique et politique hostile à toute hiérarchie et autorité. L’anarchisme critique de manière radicale toutes les institutions coercitives : capitalisme, armée, police, famille patriarcale, religion… et surtout l’Etat dont il prône la disparition. Cette critique s’applique aussi à toutes les formes de domination qu’elles soient morales, sociales, économiques ou politiques; exemple : oppression de classe, de race, de sexe, d’orientation sexuelle, etc.

La société que l’anarchisme souhaite mettre en place s’appuie sur des valeurs libertaires, sans domination, où les hommes émancipés et égaux coopèrent librement. Les libertés individuelles constitueraient la base de l’organisation sociale et des relations économiques et politiques. La liberté offre en effet à l’homme la possibilité de se réaliser pleinement et d’atteindre tout son potentiel. Il ne peut être totalement libre que si la société est constituée d’individus libres.

L’anarchisme est aussi une philosophie qui refuse tout dogmatisme et met en avant l’autonomie de la conscience morale, au-delà des notions de bien et de mal définies par une quelconque institution ou « pensée dominante ». L’homme doit être libre de se déterminer par lui-même et de l’exprimer.

 


Définition educalingo.com :

https://educalingo.com/fr/dic-fr/anarchie

Anarchie

L’anarchie désigne la situation d’une société où il n’existe pas de chef, pas d’autorité unique, autrement dit où chaque sujet ne peut prétendre à un pouvoir sur l’autre. Il peut exister une organisation, un pouvoir politique ou même plusieurs, mais pas de domination unique ayant un caractère coercitif. L’anarchie peut, étymologiquement, également être expliquée comme le refus de tout principe premier, de toute cause première, et comme revendication de la multiplicité face à l’unicité. Le mot anarchie est employé tantôt péjorativement, comme synonyme de désordre social dans le sens commun ou courant et qui se rapproche de l’anomie, tantôt comme un but pratique à atteindre dans le cadre d’une idéologie comme c’est le cas pour les anarchistes. Pour ces derniers l’anarchie n’est justement pas le désordre social mais au contraire l’ordre social absolu grâce notamment au collectivisme anti-capitaliste qui contrairement à l’idée…

Définitions la philosophie.com :

https://la-philosophie.com/anarchisme

Qu’est-ce que l’anarchisme ?

Le terme “anarchie” provient du grec “anarchia” qui désigne l’absence de chef ou d’autorité. Un courant de pensée, l’anarchisme, s’est fondé sur ce terme pour bâtir une doctrine politique rejetant toute autorité, notamment celle de l’Etat. L’anarchisme mise sur l’auto-discipline des individus, considérés comme rationnels, générant ainsi une harmonie et une organisation spontanées. L’anarchisme, celui de Proudhon notamment, rêve d’une société libérée de l’Etat. Ce que contredisent les “légalistes’, selon lequel un contrat de pouvoir doit être établi clairement afin de gérer l’Etat.

Définition du dictionnaire de philosophie de G.Durozoi et A Roussel aux éditions Nathan :

L’anarchisme, en tant que doctrine, rejette l’autorité de l’état et de l’église mais ne renvoie pas à l’idée d’anarchie au sens de désordre car celui-ci est considéré comme le résultat d’un excès d’autorité. Il affirme la valeur souveraine de l’individu et prétend que les hommes, bons par nature, peuvent s’organiser eux-mêmes, librement, en communautés plus ou moins vastes, selon un mouvement ascendant à partir de l’entreprise jusqu’à la commune et au delà. Ces associations libres-et révocables- sont à la base du fédéralisme que préconisent par exemple Proudhon, le père de l’anarchisme moderne, et aussi Bakounine.

Les définitions erronées ou fausse tenant plus de l’interprétation idéologique que d’une réelle définition :

Larousse :

(à noter que beaucoup de dictionnaire, même jugé bon reprennent cette définition à la lettre près sans vérifier la véracité de la définition. Exemple : http://dicocitations.lemonde.fr/definition_littre/33799/Anarchie.php, https://fr.thefreedictionary.com,)

Anarchie ; nom féminin,

  • État de trouble, de désordre dû à l’absence d’autorité politique, à la carence des lois.

  • État de confusion générale : L’anarchie règne dans ce service

http://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/anarchie/

anarchie

nom féminin

anarchie , nom féminin

  • Sens 1

Politique

Anarchisme.

Traduction anglais : anarchy

  • Sens 2

Politique

Désordre politique à laffaiblissement ou la perte de lautorité de lEtat.

Synonymes : émeute, trouble

Traduction anglais : anarchy

  • Sens 3

Figuré

Désordre, confusion.

Synonymes : chaos, désordre, confusion

Traduction anglais : chaos

https://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/anarchie

anarchie

      nf  

1      (philosophie)   anarchisme, idéal politique fondé sur la suppression de l’État et de l’autorité  

2    état d’agitation et de trouble  

3    péjorativement   désordre

À vrai dire, ces pseudo-définitions ne sont le plus souvent que les mêmes arguments et interprétations erronées extrapolant des résultantes à partir de rien sinon des préjugés…

Ici, pour cette locution, il est facile de constater que certains rédacteurs, (excepté ceux qui se sont contenter de faire du copier/coller), on étalés, sans doute par ignorance, leurs interprétations tronqués de ce que eux croient être le résultat d’un système adoptant une organisation anarchiste. Ces rédacteurs sont donc dans la croyance et non dans la définition.

Nous pouvons aussi remarquer que bon nombre de ces dictionnaires sont réputés et jugés fiable la plupart du temps, et en vérité, ils le sont pour certaines définitions. Voilà pourquoi il est plus qu’important de ne rien prendre pour acquis et de toujours comparer les sources, et les divers éléments trouvés, car même l’origine d’une source fiable dans un domaine, peut s’avérer faillible ou absurde dans un autre.

En ne prenant donc en compte que les définitions qui sont les plus neutres et également les plus crédibles, nous pouvons donc établir que pour les dictionnaires fiables pour cette définition, l’anarchie est un courant philosophique promouvant un système social visant à l’émancipation de l’individu et des communautés de toute autorité ou tutelle gouvernementale. Ce courant philosophique se basant sur des principes d’égalité, de liberté, de solidarité, d’humanité, … Et vise à obtenir une société harmonieuse et équitable. Pour les anarchistes l’homme doit être libre de se déterminer par lui-même et de l’exprimer.

Nous pouvons également voir que cette locution, du point de vue de personnes ignorantes et confusionnistes est aussi utilisé de manière péjorative, le terme anarchie devenant alors synonyme de désordre, de confusion et de troubles qui en vérité n’ont rien à voir avec l’anarchie, le système politique, mais qui sont souvent liés à l’existence de pouvoirs concurrents.

Passons maintenant à son étymologie :

Même si la synthèse des définitions crédible que nous avons faite me semble assez claire et réfute toutes idées de chaos dans la signification du terme ‘’anarchie’’. Essayons de confronter l’étymologie de cette locution avec notre synthèse et voyons si l’étymologie du mot ‘’anarchie’’ contredit notre définition issues des sources que nous avons trié et hiérarchisées.

Le terme ‘’anarchie’’ viens donc du grec et est composé du préfixe privatif ‘’an’’ signifiant ‘’sans’’ et du mot ‘’arkê’’ voulant dire ‘’pourvoir, commandement’’.

Pris littéralement, cette locution signifie donc l’absence de pouvoir. Par extension, nous pouvons ainsi admettre que l’anarchie désigne tous groupes, structures, organisations, sociétés, ou autre au sein du quel le pouvoir se trouve être si dilué qu’il en est inexistant.

En dehors de possible extrapolation facile et douteuse ne se basant que sur de la croyance. Nous ne trouvons dans cette étymologie, aucune notion de chaos ou de désordre (ce serait même plutôt le contraire).

Ainsi, l’étymologie de cette locution ne réfute pas notre synthèse de définitions, mais au contraire, tant à la confirmer.

Donc, d’après les définitions et son étymologie, qu’es ce que l’anarchie ?

Une fois les préjugés, les confusions, les arguments de propagandes, les extrapolations douteuses et biaisées sur des résultantes fondées sur rien à l’exception d’une ignorance désolantes, une fois donc tout cela réfutés et écartés, nous pouvons, en nous basant sur les définitions crédible et sur son étymologie, définir de façon certaine ce qu’es l’anarchie.

Ainsi, l’anarchie est un courant philosophique promouvant un système social visant à l’émancipation de l’individu et des communautés de toute autorité ou tutelle gouvernementale, de tout pouvoir. Ce courant philosophique se basant sur des principes d’égalité, de liberté, de solidarité, d’humanité, … Prône une société dans laquelle le pouvoir se trouve être si dilué qu’il en est inexistant. Il vise à obtenir une société harmonieuse et équitable au sein de laquelle chacun serai libre de se déterminer par lui-même et de l’exprimer. Enfin, l’anarchie viserait à ce que chacun puisse, avec son instruction, réfléchir par soi-même et agir librement, comme toute personne auto-disciplinée et responsable, à l’écoute et en harmonie avec tout ce qui compose sa société, sa collectivité.

Ressort donc de cette définition une idée d’ordre social équilibré et d’harmonie complète, plutôt que de chaos.

Alors, pourquoi, tant de personnes font l’amalgame entre Anomie et Anarchie ?

Je pourrais m’arrêter là et conclure en répétant ce qu’est l’anarchie dans son vrai sens du terme, puisque ma synthèse des définitions et l’étymologie du mot sont claire et suffisamment précis pour écarter toute confusion possible.

Seulement, cet amalgame entre Anomie et Anarchie est tellement ancrée dans la norme, dans les conceptions des gens et des sociétés contemporaine, et ce d’une manière si vive et profonde, et ce à l’échelle mondiale, qu’il est, à mon sens, impossible de ce contenter de remettre en avant le vrai sens de ce mot sans s’approfondir sur les origines de cet amalgame.

Les origines :

En 1840, le philosophe et député français Pierre-Joseph Proudhon est le premier à se réclamer anarchiste c’est-à-dire, partisan de l’anarchie.

Mais en réalité, nous pouvons retrouver les germes de ce que deviendra ce mouvement, bien avant cela, par exemple, lors de la révolution française de 1789. Lorsqu’il est questions des différents groupes politique ayant prit le pouvoir lors de la révolution, tout le monde sait à peu près de quoi l’on parle lorsque l’on fait référence aux montagnards ((gauche) les sociaux-démocrates), aux girondins (républicains avec ou sans roi, libéraux politiques), aux jacobins ((centre droit) royalistes constitutionnels, républicains, libéraux économiques), la plaine (ou marais, pro-oligarchie, libéraux marchands) etc., etc.… Tout le monde devine qu’il s’agissait des conservateurs (dont des royalistes), des libéraux, et des sociaux démocrates (Robespierre). Mais lorsque l’ont parle des enragés, très peu de monde sait qui ils étaient et qu’elles positions et population ils défendaient. Pourtant, ce groupe politique était le seul constitué d’homme du peuple et non de marchands (c’est-à-dire de la classe dominante moderne). Et c’est ce groupe politique qui est le plus à l’origine de concept comme la démocratie, l’égalité, le progrès social, la défense des travailleurs et la liberté. Bien évidemment, ce fut le premier parti politique à ce faire annihiler, ses membres se retrouvant vite massacré par les autres factions politique, et ce avant la terreur et avant que les sociaux démocrates dont Robespierre soient victime de la terreur (et non, ce n’est pas Robespierre qui fut à l’origine de la terreur, mais bel et bien les libéraux). La disparition des enragés privant le peuple, non seulement de ses seuls représentants réel, mais également de toute occasions de pouvoir défendre ses intérêts et sa liberté.

On peu trouver chez les enragés les prémisses de concepts et principes qui seront défendu plus tard, par les communistes, les anarchistes et quelques socialistes. Mais nous pouvons aussi trouver là des bases de ressentiments de la part des plus pauvres à l’égard des gouvernants, car les enragés démontrent clairement que lorsque le peuple, c’est à dire les pauvres, on essayés de participer à la gestion d’un pays et d’une république, ceux-ci se sont retrouvé avec leurs droits reniés et massacrés.

Les premiers penseurs libertaires et communistes:

Lors du 19ième siècle, c’est vu développer plusieurs courants philosophiques théorisant des concepts comme l’égalité sociale, la démocratie, l’égalité, le progrès social, la défense des travailleurs, la liberté, la liberté de penser, l’éducation pour tous, l’émancipation humaine, le féminisme, l’égalité ethnique, l’égalité des genres, la tolérance au sujet du genre, de l’ethnie, des origines, l’écologie, etc., etc., … Porté par des philosophes comme Pierre Joseph Proudhon (1809-1865), qui fut le premier à se revendiquer anarchiste, Michaël Bakounine (1814-1876), Charles Fourier (1772-1837), Pierre Kropotkine (1842-1921), mais également Karl Marx, Max Stirner, William Godwin, … les philosophies anarchistes et communistes vont se forger, touchant petit à petit, ce qui est miraculeux, les classes prolétaires et paysannes, mais en ce qui concerne la pensées anarchiste, se répandra dans le monde entier, s’enrichissant de philosophes et penseurs partout autours du globe, ses idées circulant même jusqu’au Japon (avec Ito Noé et Osugi Sakaie notamment) .

La commune, ou un nouveau massacre qui ne sera pas oublié.

En 1971, sans doute dans l’espoir de renverser l’ordre des choses, le peuple de paris se révolte contre le second empire. Portant des idées de libertés, d’autonomie, d’égalité sociale, d’émancipation face à la tyrannie et de vraie révolution, le peuple donc, se soulève et prend les armes dans l’espoir de mettre en place un véritable régime libre constitués de citoyen égaux. Cette insurrection, après avoir porté les espoirs des plus pauvres, fut réprimé avec une sauvagerie et une cruauté sans égale par ceux que l’on nomme les Versaillais (c’est-à-dire, ceux, appuyé par l’armée, qui mettrons en place la troisième république, et dont les constructeurs de la cinquième république se réclameront), qui iront jusqu’à égorger malades et blessés dans leurs lits d’hôpitaux.

La commune fut l’un des moments charnière de l’histoire, un temps que le peuple n’oubliera pas et qui est une claire démonstration de la défaite des tentatives du peuple à instaurer un régime véritablement libre et égalitaire de manière soit pacifique soit ouverte à la discutions… Et c’est cette répression plus que sanglante qui restera dans les mémoires des gens du peuples, qui penserons à l’instar de Louise Michel, que : « Si un pouvoir quelconque pouvait faire quelque chose, c’était bien la commune composée d’hommes d’intelligence, de courage, d’une incroyable honnêteté et qui avait donné d’incontestables preuves de dévouement et d’énergie. Le pouvoir les annihila, ne leur laissant plus d’implacable volonté que pour le sacrifice. C’est que le pouvoir est maudit, et c’est pour cela que je suis anarchiste. »

La troisième république, dont la cinquième n’est que la continuité, c’est donc bâti sur le sang du peuple et des plus pauvres. Ce qui marquera la classe prolétaire, mais qui, aussi, marquera le début d’une propagande intensive de la part des oligarques de la troisième république afin de conserver ce régime et d’empêcher toute nouvelle montée en force d’un mouvement populaire, égalitaire et démocratique. Arguments et actions de propagandes qui ont toujours court de nos jours et qui sont rentré dans les meurs.

L’assassinat du directeur d’école Franscisco Ferrer, par le gouvernement espagnol, comme exemple des gouttes d’eau qui font déborder le vase.

Bien évidemment, Franscisco Ferrer n’est pas le seul personnage pacifique à se faire tuer par des gouvernements pour des prétextes fallacieux à cette époque, ni même après, nous pouvons aussi compter parmi les victimes d’une guerre (qui n’est pas terminée) contre un courant philosophique : la philosophe anarchiste japonaise Ito Noé, les américains Sacco et Vanzetti, et d’autres encore de par le monde.

Mais ce qui est emblématique chez Franscisco Ferrer, c’est qu’il à posé la question de l’éducation. Pas dans le sens de l’école où l’on se contente de vous apprendre à lire et à écrire tout en vous disant que la république c’est bien, non, l’éducation au sens riche du terme, l’éducation qui vous apprend à penser par vous-même. Concrétisant les thèses des libertaires en matière d’instruction, Ferrer fonde l’école moderne fin 19ième siècle, projet éducatif basé sur des bases anarchistes et qui promeut la mixité, l’égalité sociale, l’anti-élitisme, la transmission d’un enseignement rationnel, l’autonomie et l’entraide. Allant jusqu’à appliquer l’un des points les plus important de la philosophie anarchiste, l’anti-dogmatisme, c’est-à-dire, poussant aussi les élèves, non seulement à penser par soi-même, mais aussi à être capable d’esprit critique, même à l’égard de ses professeurs, ou à l’égard de son propre mouvement de pensée.

Son école inspira les nouveaux courants pédagogiques, les modern school américaine, et bon nombres d’autres écoles de part le monde.

C’est donc sous un prétexte fallacieux et à la suite d’une parodie de procès que l’état espagnol assassine Franscisco Ferrer le 13 octobre 1909. Sa mort provoque non seulement un important mouvement de protestation à l’échelle internationale, mais constitue, cumulés aux autres morts exécuté par les divers états de part le monde, une véritable déclaration de guerre. Le soir même de sa mort, toutes les capitales occidentales sont submergées par de violentes manifestations.

C’est en réactions contre ces meurtres que les partisans de l’action directe, de la propagande par le fait et de la lutte armée agiront.

Déclaration de guerre, action directe et lois scélérates :

En France, sans doute en réaction à la fin tragique de la commune de Paris, et à la guerre non déclaré que livre la troisième république à l’encontre des anciens communards, c’est à partir 1881 que l’action directe est mis en avant par certain courants du mouvement anarchistes. En lutte contre l’oligarchie de la troisième république (celle dont les dirigeants ont massacré les communards), certains anarchistes continueront la lutte commencée en 1871 par une série d’attentats, visant surtout les sièges du pouvoir, les commissariats, … à noter également, qu’aucun prolétaire ne sera jamais ciblés par ces attaques. A savoir aussi que les partisans de la ‘’propagande par le fait’’ ne représentent qu’une infime partie marginale du mouvement anarchiste, qui reste à la base, profondément non violente.

En réaction aux attentats, le gouvernement instaure en 1893 et 1894 ce que l’on nomme : les lois scélérates, lois visant à réprimer tout le mouvement anarchiste et interdisant toutes propagandes et échange d’idées ouvertement anarchiste. Ces lois, réprimant un courant de pensée, c’est-à-dire, opprimant toute personne pensant et ayant des idées proche, ne seront abrogées qu’en 1992. C’est-à-dire, que jusqu’en 1992, en France, vous pouviez être arrêté pour vos idées. Et, je me permets une digression en signalant que des personnes comme Valls, et des proches de Macron, ont déjà parler de réinstaurer ces lois…

Bien évidemment, tout en muselant le courant anarchiste avec ces lois scélérates, les empêchant de se défendre au passage, la troisième république, puis la cinquième ensuite, n’auront de cesse de poursuivre une propagande mensongère anti-anarchiste et anti-progressiste. C’est de cette propagande, lié aux relations entre le pouvoir et ce courant philosophique que sont issu ces définitions erronées.

En conclusion :

Au final, cet amalgame entre Anomie et Anarchie vient donc d’une politique de propagande mensongère à l’égard d’un courant de pensée et vieille de plus d’un siècle. Il viens directement du fait que ce courant philosophique, également par son histoire, non content de remettre en question la notion même de pouvoir, remet en question et dénonce toute les idées reçu et fausses véhiculés par le pouvoir en place et qui n’à jamais rien eu de démocratique, d’égalitaire ou de fraternel. Ce qui à incité le pouvoir à s’acharner contre ce courant philosophique et les personnes y appartenant. Souvent avec violence et en massacrant. Cela à incité ce pouvoir à développer un discours agressif et mensonger à l’égard de l’anarchie.

Ce qui explique le nombre de dictionnaire reprenant donc une fausse définition sans se douter qu’ils entretiennent le mensonge. C’est en cela, donc, que beaucoup de définitions du mot ‘’anarchie’’ continuent à être biaisée, ou à véhiculer une interprétation idéologique confusionniste et non une vraie définition.

La troisième république, dont la cinquième n’est que la continuité, c’est donc bâti sur le sang du peuple et des plus pauvres, je le répète. D’où le fait que ces confusions de sens sont entretenues. Car, pour nos carriéristes politiques modernes, dont beaucoup sont fascistes, où tous appartiennent à la même classe sociale et où tous adhérents au système oligarchique en place, ce courant philosophique se pose contre leurs intérêts, puisque défendant une égalité complète où tout pouvoir se retrouverait totalement dissous. C’est ainsi pour cela, entre autre chose, que cette confusion, cet amalgame est entretenu et continu à perdurer.

En sachant cela, par soucis de justice et d’équité, chacun d’entre nous, même si certains d’entre nous n’adhèrent pas forcément à ce courant philosophique, et à ces idées, nous nous devons tous de rétablir le véritable sens de ce mot. De ne surtout pas l’utiliser pour faire référence au chaos, et reprendre ceux qui font la confusion entre anarchie et anomie.

Car non seulement, des gens sont mort (et meurent) opprimé parce qu’il adhérait (ou adhèrent) à ces idées, des idées de justice, de liberté, d’égalité, de solidarité, mais parce qu’également, l’anarchie, est en définitive un courant philosophique promouvant un système social ordonné, le plus harmonieux possible et équitable. En définitive, l’anarchie promeut une société abolie de cet élément perturbateur et porteur de chaos qu’est le pouvoir.

Conseils de lecture, de vidéos et sources :

Pierre Kropotkine ‘’la morale anarchiste’’

‘’ L’entraide, un facteur de l’évolution’’

‘’La conquête du pain’’

‘’L’esprit de révolte’’

‘’ La commune’’

‘’L’état, son rôle historique’’

Pierre Joseph Proudhon ‘’Théorie de la propriété’’

‘’Qu’est-ce que la propriété’’

‘’De la création de l’ordre dans l’humanité’’

‘’Système des contradictions économiques ou philosophie de la misère’’

‘’Le droit au travail et le droit à la propriété’’

Michaël Bakounine ‘’Dieu et l’état’’

‘’Le socialisme libertaire’’

Max Stirner ‘’l’unique et sa propriété’’

Karl Marx ‘’le capital’’

Louise Michel ‘’Mémoires’’

‘’ La Misère’’

‘’Le monde nouveau’’

 »La Commune » Histoire et souvenirs, 1898

Guy Debord ‘’La société du spectacle’’

Elisée Reclus ‘’évolution et Révolution’’

Emma Goldman ‘’autobiographie’’

‘’La tragédie de l’émancipation féminine’’

‘’Le patriotisme, une menace contre la liberté’’

‘’L’individu, la société et l’état’’

Franscisco Ferrer ‘’ L’école moderne, explication posthume et finalité de l’enseignement rationnel.’’

‘’La pédagogie comme action politique’’

Voltairine de Cleyre  »Écrits d’une insoumise »

Ito Noé Articles magazines japonais ‘’Seito’’

Documentaire Arte Ni Dieu Ni Maître sur l’histoire de l’anarchie https://www.youtube.com/watch?v=IQAGo136_WQ

Documentaire  »Vivre l’utopie » sur la guerre d’Espagne https://www.youtube.com/watch?v=-wLH8veaVrw

Documentaire de Acracia film et atelier du soir Michel Mathurin  »Et pourtant, ils existent » sur le syndicalisme.

https://www.youtube.com/watch?v=uDpjhg7TFhE

Film Ken Lauch ‘’Land and freedom’’

Autres Philosophe et penseurs pèle mêle liés au mouvement libertaire :

Michel Onfray William Godwin Charles Fourier Lucy Parsons

Maurice Joyeux Émile Pouget Alfredo M Bonanno Daniel Colson

Voltairine de Cleyre Lucia Sanchez l’organisation Mujeres Libres Emiliano Zapata

John Moore Jean-Pierre Tetrais Léon Tolstoi Simone Weil (fut sensible au mouvement anarcho-personnaliste et à l’anarchisme chrétien)

Flores Magon Nestor Makhno sous commandant Marco Murray Boockhin

Video historien Henri Guillemin La commune de Paris https://www.youtube.com/watch?v=PwXwDp3Ze7Q

Henri Guillemin Robespierre et la Révolution Française https://www.youtube.com/watch?v=sicSOROTNEc

Le manifeste des enragés Jacques Roux https://unsansculotte.wordpress.com/2013/02/08/manifeste-des-enrages/

Claude Guillon, Notre patience est à bout : 1792-1793, les écrits des enragé(e)s, Paris, Éditions Imho, coll. (ISBN 978-2-915517-36-1).

Encyclopédie universalis https://www.universalis.fr/encyclopedie/enrages/

Henri Lefebvre, La Proclamation de la Commune, Gallimard, 1965

Normand Baillargeon, L’ordre moins le pouvoir. Histoire et actualité de l’anarchisme, Agone, 2001 & 2008, Lux Éditeur 2004.

Christine Bard (dir.), Dictionnaire des féministes : France, XVIIIe-XXIe siècle, Paris, Presses universitaires de France, 2017, (ISBN 978-2-13-078720-4)

Noam Chomsky, De l’espoir en l’avenir – propos sur l’anarchisme et le socialisme, éditions Agone, 2001, (ISBN 2910846865).

Claude Guillon, Comment peut-on être anarchiste ?, Libertalia, 2015.

Histoireparlesfemmes.com

Encyclopédie anarchiste Sébastien Faure

Dictionnaire de L’anarchie Michel Ragon

Eloge des libertaires Michel Onfray et Michel Perraudeau

Groupe Louise Michel de la fédération anarchiste http://www.groupe-louise-michel.org/

Nouveau Larousse Universel de 1948

Sol Ferrer, La vie et l’œuvre de Francisco Ferrer. Un martyr au XXe siècle, Le Mouvement social (1963)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Ferrer

Les dictionnaires crédibles :

http://www.toupie.org/Dictionnaire/Anarchisme.htm

https://educalingo.com/fr/dic-fr/anarchie

https://la-philosophie.com/anarchisme

 »dictionnaire de philosophie » de G.Durozoi et A Roussel aux éditions Nathan

Les dictionnaires donnant une fausse définition :

Le larousse (internet ou papier)

http://dicocitations.lemonde.fr/definition_littre/33799/Anarchie.php

https://fr.thefreedictionary.com

http://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/anarchie/

https://dictionnaire.reverso.net/francais-definition/anarchie

Réponse aux fanatiques élitistes de L’Orthographe Française avec un grand O

Ceux qui me lisent ont sans doute une certaine idée de mes positions, sur l’orthographe, de ce que je pense et déduis des particularités de la langue française. Depuis mon premier article sur le sujet :  »L’Orthographe et les institutions, ou pourquoi je suis ‘’Avant-Françoispremiertiste’’ ! », je ne pense pas avoir changé de point de vue. (https://jimcoureault.wordpress.com/2016/02/17/lorthographe-et-les-institutions-ou-pourquoi-je-suis-avant-francoispremiertiste/)

Mais certains commentaires ou mail de lecteurs qui pour moi adoptent une position élitiste de la culture et de la langue, m’ont ces derniers mois exposés leurs intérêts pour mes écrits et leurs désarrois quand aux quelques fautes s’étant glissé dans l’un de mes textes… Sans toutefois m’éclairer sur lesdites fautes, préférant apparemment me faire la morale, et monter ces quelques dites fautes en nombreux et incroyable déferlement d’erreurs de langage, sous entendant au final que je frise l’analphabétisme…

Je crois donc nécessaire d’apporter quelques précisions sur ma pensée envers l’orthographe et sur ce que je pense, notamment de leurs réactions somme toute se voulant charitable (puisque ces gens, se croyant sans doute bien attentionnés ont quand même pris la peine d’écrire), mais qui au final est non seulement insultante envers moi et les autres personnes se risquant à l’écriture sous quelques formes que ce soit, mais également insultant et discréditant par rapport à eux-mêmes.

Tout d’abord, je le réaffirme ici : je suis ‘’Avant-Françoispremiertiste’’ !

Dans cette locution, je fais référence à François premier, qui avec son ordonnance de Villers-Cotterêts fixera la langue française (pour les textes administratifs) en 1539. Bien évidemment, il s’agit surtout d’un symbole, puisqu’en réalité, François premier n’est pas directement responsable de l’instauration de règles rigides en orthographe.

Sous cette formule, j’expose ma position quand aux problèmes liés à la langue française, à sa complexité qui se traduit toujours par le fait qu’il est impossible de ne pas faire de fautes à partir du moment où l’on se met à écrire. Mais également, je montre mon dédain par rapport à ceux, qui faisant un peu moins de fautes que les autres se servent de l’orthographe pour exposer leurs supériorités soi-disant intellectuelles, mais surtout de classe.

Parce que soyons clair, je le redis ici, le français est une langue complexe, qui par ses côtés illogiques et rigides, incite toute personne qui prend le risque d’écrire à faire des fautes ! Ainsi, le fait de faire des fautes n’est pas une tare ! C’est normal.

Surtout en considérant l’histoire de cette langue et en prenant en compte les divers acteurs rigoristes comme Richelieu ou les membres de l’Académie française, qui ont tout fait pour que le Français soit une langue qui élitise le membre de la classe dominante et rabaisse le pauvre, le prolétaire, le  »mal instruit », en bref, le dominé qui n’a par son instruction publique et donc déterminée et commune, aucun droit d’essayer de réfléchir, encore moins d’exposer ses pensées en l’écrivant !

Voilà pourquoi, je suis ‘’avant Françoispremiertiste’’. Je fais fis du règlement rigide et erroné de la langue et souligne que l’orthographe se doit d’avancer avec son temps, ses règles devant être discuté. De même, nous nous devons d’accepter le fait que l’erreur, la faute d’orthographe est quelque chose de courant, de normal au vu des particularités de cette langue. Et si nous somme un tant soit peu humaniste et égalitariste, nous nous devons d’éviter toute attitude élitiste ou infantilisante sous prétexte que l’on fait moins de fautes que sont prochain.

Je pensais avoir été clair sur ce sujet au fil de mes textes traitant de l’orthographe et de la langue.

Bien entendu, je ne suis pas non plus pour le fait de faire n’importe quoi, ou de ne pas respecter les règles d’orthographe. Pour être un minimum cohérent, essayer de respecter ces codes est une nécessitée, afin de nous entendre et de nous comprendre. Mais ce que je souligne, c’est que tous, nous faisons des efforts pour respecter ce code orthographique, même s’il est complexe et a été complexifié à l’extrême. Voilà pourquoi je considère avec dédain les croisé. e. s de la langue prompt à faire la morale parce qu’ils ont vu tel ou tel faute, mais qui pour autant ne donne aucune indication sur ladite faute.

Personnellement, quand je remarque un problème, je l’expose, sans juger, quand je remarque une faute, je la montre, avec l’esprit ouvert, mais également près à discuter, à voir, sans me faire de préjugés, pourquoi cette personne à écrit cela de cette manière. Et je reste ouvert à ce que la personne dit dans son texte. Et j’attends que l’on fasse de même pour mon cas.

De la question de l’excuse atténuante, aux réalités de classe.

Bien entendu, l’une de ces personnes bien pensantes, c’est autorisées à émettre l’hypothèse selon laquelle, les quelques fautes qu’elle avait remarquées pouvaient être dû au fait que je posséderai éventuellement un problème particulier et disons-le : mental. Peut-être serai-je dyslexique, ou atteins d’un trouble quelconque. Échafaudant ainsi une possible excuse, une circonstance atténuante.

Comme si le fait d’avoir ce genre de problème serait le seul élément réellement pardonnable par rapport à l’orthographe.

J’ai trouvé cela, non seulement infantilisant, mais également insultant, et je ne le cache pas, j’avoue avoir éprouvée de la pitié pour cette personne apparemment d’origine cultivé à la bourgeoise qui ne se rendait pas compte du caractère dégradant de ce genre d’argument, d’excuse. Cette personne ne s’est même pas rendu compte au moment où elle écrivait cela, qu’elle faisait l’illustration même de son déterminisme élitiste et de son mépris de classe.

Cette remarque me fait directement penser à la condescendance que devait avoir le bourgeois du 19e siècle, bien pensant et marquant son admiration à l’exposition universelle, en se retrouvant devant la vitrine africaine, en découvrant que le noir sait parler ! L’un de ces bourgeois ce plaignant malgré sont admiration que parler c’est bien, mais que quand même, on pourrait parler mieux le français, même derrière une vitrine… Même si l’image est violente, elle n’en est pas moins réelle par rapport ce type de remarques.

Ce genre de façon de penser est abjecte.

Je le redis ici, les règles d’orthographe lorsqu’elles sont rigides, peuvent être utilisés dans un but élitiste, une façon d’encenser le membre de la classe dominante et de rabaisser le prolétaire, le pauvre. Et ce genre d’excuse est non seulement choquant et insultant, non seulement envers les dyslexiques, ou tout tenant d’un problème quelconque, qui de fait se retrouverait derrière une vitrine par ce genre de raisonnement, mais c’est également insultant pour celui qui se risque, qui s’expose à réfléchir et à mettre ses réflexions sur papier, pour ensuite offrir ses pensées aux autres.

Il n’est pas venu à l’esprit de cette personne, que la raison pour laquelle, de temps en temps, je laissais quelques fautes était, tout bêtement dût à un faisceau de faits banals et courants pour beaucoup de travailleurs s’essayant à l’écriture ?

Il n’est pas venu à l’esprit à cette personne que, comme beaucoup, j’ai dû faire face aux lacunes de l’éducation française et que je me débats toujours avec les similis méthodes, comme la semi-globale, qui ont prouvé leurs nullités ? (Eh ! Mon éducation, j’ai dû me la faire moi-même, et j’en suis fier ! Mais, bien entendu, même si ça m’a permis de sortir d’un certain formatage, il y a quelques imperfections, puisque j’ai dû me débrouiller seul…)

Il n’est pas non plus venu à l’esprit de cette personne, que devant travailler pour vivre, ou pour mener ma vie, j’ai pu écrire l’article en question un peu vite, sans prendre le temps de bien me corriger. Et que voulant quand même faire paraître un texte qui semblait important à mes yeux, je l’ai publié un peu vite.

Des faits communs, donc, liés à un certain déterminisme de classe contre laquelle je lutte, lié à ce que je suis : un travailleur, un prolo. Mais qui s’expose et qui prend le risque de faire des fautes, tout bêtement parce que le prolo, le noir, en question, il aime réfléchir, il aime écrire, et qu’il hait viscéralement toute forme d’élitisme.

Soyons clairs, je n’écris pas pour la classe dominante, pour les croisés bien pensants de la langue Française. J’écris pour moi-même et pour mes semblables. Ce qui compte, c’est ce que je dis ! Les idées et les faits que j’expose en écrivant ! Montrer que je suis bien éduqué, que je suis supérieur, digne d’être traité d’intellectuel, ça ne m’intéresse pas !

La question du discrédit

Je ne prétends pas être un gros écrivain adulé (souvent à tord) par la bonne classe. Je suis tout bêtement un romancier fantastique, qui de temps à autre, écrit des articles sur son blog. Articles qui lui permettent de temps en temps de traiter, et développer des sujets divers ayant une importance personnelle. Je n’ai jamais prétendu être autre chose que cela.

La question du crédit, n’a strictement rien à voir avec l’orthographe, ni avec un quelconque statut d’écrivain, il suffit de lire ou d’entendre ce que disent les soi-disant intellectuels qui ont pignon sur rue pour se rendre compte de la vision négative qu’ils ont sur les romanciers qu’ils appartiennent au genre fantastique ou non. Pour eux, ce que je fais est de l’ordre du  »sous-genre », du médiocre, c’est sans noblesse, c’est  »populaire » ! Donc, il n’y a pas de bonne réputation intellectuelle à gagner quand on écrit de la fantasy, surtout si en plus, on n’a pas de maison d’édition…

Et en prime, c’est connu, les auteur.trice.s de fantasy, surtout quand ils sont en autoédition, surtout s’ils vendent un peu, font des fautes à chaque mot…

Le peu de crédit que j’ai pu accumuler ne vient donc pas de là, mais des sujets traités dans les textes paraissant sur ce blog, de l’argumentation que j’y apporte, des sources que je fournis lorsque j’affirme certaines choses… Elle vient aussi du fait que j’admets être faillible et que mon opinion peut évoluer. Admettre avoir des faiblesses, c’est également admettre que je suis susceptible de faire également des fautes, comme tout le monde, et de ne pas les voir quand je me corrige…

Certes, je corrige mes textes, et oui, ce n’est sans doute pas parfait et oui, il peut m’arriver de laisser passer quelques coquilles. Mais le fait d’avoir une orthographe qui n’est pas parfaite malgré les multiples corrections ne me décrédibilise pas et ne décrédibilise pas mes propos. Ce que je pense n’est pas lié à mon orthographe, même si l’orthographe peut en être le sujet.

Surtout que mes opinions sur l’orthographe ne sont en rien élitiste justement. Dès le départ, j’affirme que le français est une langue complexe, qui par ses côtés illogiques et rigides, incite toute personne qui prend le risque d’écrire à faire des fautes. J’admets donc faire des fautes, comme tout le monde. Ce qui ne m’empêche pas de vouloir me corriger…

Sans faire de renversement de charge, ma position et mon défaut ne se contredisent pas. Je ne me décrédibilise donc pas.

Par contre, les personnes bien intentionnées qui m’ont écrit, en avançant des arguments élitistes, m’enjoignant à faire mieux, à viser supérieur, à me conformer à leurs visions des choses, parfois sur un ton condescendant, orgueilleux, tout en mettant en avant leurs supériorités intellectuelles, leurs côtés  »universitaires », leurs positions, ne m’ont en vérité montré que leurs incapacités à dépasser leurs déterminismes, leur conservatisme. En cela, ils se sont discrédités. (Sans préciser que des fautes, ils en ont fait aussi.)

En fait, la question de la crédibilité n’a à mon sens rien à voir avec la forme orthographique, ni même syntaxique d’un texte, mais tout à voir avec son argumentation, les points traités et la pertinence de ces dit points. Dans un contexte plus général, les écrits parfaitement sophistiques et malhonnêtes, mais qui se trouvent être parfait tant dans la forme, que la grammaire ou encore de l’orthographe ne manque pas (j’en site un dans l’article sur l’écriture inclusive : https://jimcoureault.wordpress.com/tag/ecriture-inclusive/ voir la déclaration de l’Académie française, sinon, lisez le Figaro), ce n’est pas pour cela qu’ils sont crédibles.

À ces textes si parfaits, mais totalement fallacieux, je préférerais toujours lire quelqu’un qui serait moins à l’aise avec l’orthographe et le français, mais qui ferait preuve d’une pertinence et d’une justesse remarquable. Car c’est ce dernier texte qui sera toujours le plus crédible.

En conclusion messieurs/dames les fanatiques de l’Orthographe…

… Vos mots ne m’ont ni aidé à écrire mieux, et à faire moins de fautes. Ils n’ont pas participé à m’élever intellectuellement ni à me faire comprendre quoi que ce soit. À l’exception du fait, que vous ne m’avez pas vraiment lu, que vous étiez plutôt conformiste et proche idéologiquement d’une élite intellectuelle que je n’apprécie pas, et que je dénonce régulièrement.

Sans compter que dans l’ensemble, avec vos tons condescendants, vos figures de style et vos arguments fallacieux, vous écriviez pour vous montrer. Pour paraître. Pour jouer au supérieur tout en faisant la leçon au petit écrivaillon prolétaire.

Vos allusions à la question du crédit sont creuses et vous décrédibilisent d’emblée.

Sans compter que je soupçonne l’un de vous de s’être servi de cette excuse pour rejeter en blocs les arguments et faits que j’avançai. C’est commode après tout, cela permet de trouver une parade lorsque l’on est pas d’accord avec une argumentation solide, mais que l’on n’a rien pour étayer ses avis. On dirait même une inversion de l’argument du design (argument fallacieux énonçant que si quelque chose est bien fait, qu’il est joli, alors c’est vrai).

Je veux bien croire que vous ne vous étiez pas aperçu du caractère suiviste et conservateur de votre démarche et de vos mots. Que vous ayez pris une position élitiste sans vous en rendre compte. Il n’empêche que le fait est là.

Aussi, au lieu d’adopter une attitude réactionnaire lors de la découverte d’un écrit méritant des corrections dans sa forme, prenez en compte ce que j’énonce avec cette réponse. Détruisez vos airs supérieur et condescendant, voyez ce que l’auteur.trice essaye de dire. Et si vous tenez à ce qu’il corrige ses erreurs d’orthographe, soyez cordial, restez humble, évitez les envolées lyriques et contentez-vous de dire où se situent les fautes.

Et n’oubliez pas, celui qui c’est exposé à donner son avis et qui à eu le courage de publier, ce n’est pas vous.

Mes textes cité plus haut :

https://jimcoureault.wordpress.com/2016/02/17/lorthographe-et-les-institutions-ou-pourquoi-je-suis-avant-francoispremiertiste/

https://jimcoureault.wordpress.com/tag/ecriture-inclusive/

Orthographe et déterminisme social:

http://www.lepoint.fr/chroniques/orthographe-pour-la-fin-d-un-tabou-francais-19-04-2017-2120907_2.php

Sur le déterminisme social :

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9terminisme_social

https://fr.wikipedia.org/wiki/Habitus_(sociologie)#L’habitus_selon_Bourdieu

Pierre Bourdieu, La distinction : critique sociale du jugement, Minuit, 1979

https://www.cairn.info/revue-le-francais-aujourd-hui-2002-4-page-123.htm

https://www.erudit.org/en/journals/rse/1997-v23-n3-rse1841/031952ar.pdf

http://www.lemondepolitique.fr/cours/sociologie/contemporains/_pierre%20bourdieu.htm

https://www.scienceshumaines.com/bourdieu-et-l-ecole-la-democratisation-desenchantee_fr_14187.html

https://fr.scribd.com/document/69593115/Les-pratiques-culturelles-determinisme-et-interaction

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Je Passais Par Hasard, présentation de texte.

J’aimerai à nouveau vous faire partager l’un des textes qui me touche le plus. Tout en précisant ici, qu’en 2011, quelques années donc, avant le fameux hashtag, il balançait déjà son porc…

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu

De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D’un « c’est possible à deux »

Refrain:

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D’un « c’est possible à deux »
Et je trouvais charmant,
Idéal et bluffant
De vous voir amoureux
Bien que de temps en temps
C’en était presque chiant
De vous sentir heureux

C’est dans cet esprit-là
Que je franchis le seuil
De cette jolie maison
Née d’un désir nuptial
Mais là, je reste coi
Interdit sur l’écueil
Qui brise la passion
En horreur conjugale

Nous voilà tous les deux
Accablés de silence
Je cherche en vain les mots
Qui pourraient te porter
Effacer tous ces bleus
Enfin, des mots qui pansent
Et se glissent sur ta peau
Aux pores terrorisés

Mes mains de mâle honteux
Tremblent de te toucher
Je m’approche quand même
Et te prends dans mes bras
Tu t’enfouis dans le creux
De mon cou pour pleurer
Tu dis « c’est la énième fois
Qu’il me fait ça »

Refrain

Et que ça fait longtemps
Déjà qu’il te dérouille
Tant il est persuadé
Que tu dragues au passage
Et son regard qui ment
Te fait crever de trouille
Quand il vient soulager
Avec ses poings sa rage

Si ses poings n’ suffisent pas
Il frappe avec les pieds
Quand, tombée sur le sol
Comme une bête inerte,
Tu caches de tes bras
Ton visage tuméfié
Alors, le coup de grolle
N’en est que plus alerte
Alors, le coup de grolle
N’en est que plus alerte

Refrain

Je ne reconnais pas
A travers cette ordure
Celui que j’ai aimé
Qu’aujourd’hui je vomis
Il était pas comme ça
Enfin, j’en suis plus sûre,
Il faut l’avoir été
Pour être aussi pourri

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares
Qui fondent les espoirs
D’un « c’est possible à deux »

Viens
Je n’ai que ma tendresse
Viens, viens, viens là contre moi
Viens
Et pour que tout ça cesse
Viens, je t’emmène avec moi

Je passais par hasard
Je passais pour vous voir
Pour retrouver un peu
De ces amitiés rares

Yves Jamait
Je Passais Par Hasard

Linguistique et plus : L’écriture inclusive, polémique futile, ou question crucialement redondante ?

Je ne pense pas me tromper en disant que nous en avons pas mal entendu parler dernièrement. Après tout, depuis que la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et écrivaine, Marlène Schiappa a voulu recommander entre autres choses l’écriture inclusive dans le langage administratif, dans les entreprises notamment, le sujet à pris de plus en plus d’ampleur. La polémique à même explosée quand des rumeurs se sont rependus partout, annonçant que l’on allait forcer les professeur·e·s à l’enseigner à l’école, ou qu’on allait l’imposer à tous, ou encore qu’il s’agissait des prémisses à l’instauration d’une novlangue obscure ultraféministe anarchogauchoboboiste d’extrême droite… Si bien que journaux et médias divers, comme le monde, le figaro, le parisien, France info, LCI, Huffington post, égalité et réconciliation, 20 minutes, Slate, L’express, l’opinion … s’y sont donnés à cœur joie niveau articles disant tout et n’importe quoi, n’importe comment. Le point fort du ridicule étant quand les quarante croûtons ont clamés que l’écriture inclusive était ‘’la mort de la langue Française’’ ou une ineptie similaire…

Mais en fait, on peut, peut-être, se demander si l’écriture inclusive mérite vraiment toutes ces échauffourées et ce tôlée médiatique, ou si c’est juste un outil grammatical comme il y en a tant dans la langue Française ?

Et en fait, l’écriture inclusive, qu’es ce que c’est ? Non, parce qu’on en parle, on se dit contre, ou pour, ou ni l’un ni l’autre… Mais à part des conneries, à l’exception des linguistes, que l’on ne veut surtout pas écouter (à tort d’ailleurs), personne n’a défini clairement ce que c’est.

L’écriture inclusive, c’est quoi en fait ? nan, parce qu’en réalité, pour la majorité des gens, soit on sait pas ce que c’est, soit ont l’utilisait déjà sans s’en rendre compte…

Et petit mot au passage pour le magasine les Echos, on dit écriture inclusive et non écriture égalitaire… merci !! d’ailleurs le terme ‘’écriture égalitaire’’ n’existe pas, ou ne désigne rien du tout.

Donc, définition :

Écriture inclusive :

Au sein d’une phrase, l’écriture inclusive consiste, en utilisant le point médian, ou il y a peu de temps, les parenthèses, à séparer les terminaisons féminines et masculines pour inclure les deux genres, féminin et masculin dans un groupe de sujets. A noter, que l’on peu aussi recourir à cette façon de faire pour le singulier/pluriel, même si l’usage est moins répandu.

A l’instar de l’utilisation de la règle de proximité, l’écriture inclusive est donc un outil permettant dans certaines situations de palier aux problèmes engendrés par l’absence du genre neutre dans la langue française, et de ce fait de préciser la possible dualité de genre du/des sujet·s de la phrase.

Ainsi, l’écriture inclusive à plus a voir avec une question de confort grammatical qu’avec une quelconque question d’opinion. Tout comme la règle de proximité.

La règle de proximité :

Elle consiste à accorder le genre et le nombre de l’adjectif avec celui du plus proche des noms qu’il qualifie, et le verbe avec le plus proche de ses sujets.

La question ici est donc centré sur l’absence significative du genre neutre dans la langue Française entraînant ainsi dans certaines situations des inconforts de désignation, des problèmes d’exclusions d’un genre d’un sujet en faveur d’un genre dominant, et des imprécisions. Et c’est pour palier à ces problèmes que l’on utilise la règle de proximité et l’écriture inclusive.

De même, et cette fois-ci, il est vrai, nous pouvons y déceler un soupçon de positionnement philosophique, le langage épicène essaye de résoudre ce même problème de genre dans la langue.

Le langage neutre ou épicène

Le langage neutre ou épicène vise à remplacer des termes masculins par des termes neutres. Il s’agit donc d’employer tous les outils grammaticaux disponible en ce sens.

Les pratiques pour un langage épicène portent sur trois aspects :

  • Accorder les noms de métiers et de fonctions au sexe de la personne qui l’occupe ;
  • Utiliser des expressions non sexuées, comme « les droits humains » ;
  • Utiliser les deux formes grammaticales. Pour cela, il existe deux possibilités :
    • Faire figurer les deux formes comme « elles et ils partent en vacances », « il ou elle » ;
    • Utiliser à l’écrit une forme liée par un point, un tiret, une barre oblique, une majuscule etc. comme « ami·e » « participant·e ».

Je ne choquerai personne en affirmant que la langue française est une langue qui pour l’instant est un langage genré dont le neutre est identique au masculin ou dont le masculin l’emporte quand le sujet est au pluriel. Et cela pose, outre ceux déjà posé plus haut et qui sont exclusivement de l’ordre de la langue, un autre ordre de problèmes. Il rend le genre féminin inexistant et donc il rend les femmes invisibles quand il est question de nombre, et ce à un point problématique. Pour image d’exemple, lorsque l’on parle de soldats, il est d’usage de dire : ‘’les hommes’’, le sous-entendu étant qu’il n’y a pas de femmes soldats, ce qui dans les faits est faux. Le problème de la masculinisation du genre à, de fait, le même effet social que cet exemple.

Le terme langage épicène désigne un langage qui n’exclurait personne pour motif de sexe, d’âge, de race ou d’orientation sexuelle. Le but du langage épicène est donc la tolérance.

L’écriture inclusive, ainsi que la règle de proximité ne sont en somme que de simples outils, et les outils ne font pas de politique. Demandez à votre marteau, il vous le confirmera.

Un peu d’histoire, pour mieux comprendre pourquoi en Français on n’a pas de vrai genre neutre. Non, parce que, la moindre des choses quand on à des clous à planter, c’est d’avoir les bons outils, non ? 

L’époque où l’on avait dans la langue française le droit d’utiliser un super pistolet à clous :  

Pour faire court, avant les années 1600, la langue française était dotée de trois genres, le masculin, le féminin et le neutre. A la base, les genres masculin/féminin étaient issus des genres animés, désignant ainsi les sujets ‘’humain’’ et le genre neutre était lié à l’inanimé, désignant le ‘’non humain’’.

Vie de la langue oblige, les genres animés/inanimés vont se muer progressivement en masculin/féminin/neutre, le neutre, entre autres applications, permettait de désigner à la fois le ‘’non humain’’, c’est-à-dire l’inanimé, mais également de préciser la présence des deux autres genres lorsqu’un sujet se trouve au pluriel et qu’il contient à la fois des parties masculines et des parties féminines.

Ainsi, le genre féminin se trouvait grammaticalement égal au masculin, permettant ainsi au français d’être précis dans la désignation de la nature du sujet.

En définitive, on peu dire que le neutre était un super pistolet à clous bien pratique.

Puis, Richelieu débarque et interdit l’utilisation du pistolet à clous.

A vrai dire, une langue ayant pour trait naturel et immuable d’évoluer à l’insu des règles que l’on essaye de lui imposer, je ne pense pas qu’il faille tout reprocher à ce bon vieux cardinal misogyne et à ses quarante malfrats, tout aussi misogynes. Il est probable que le genre neutre était déjà en train de disparaître à cette époque. Toujours est-il, qu’il à institutionnalisé ce phénomène et qu’il a mis la dernière pelletée de terre sur le genre neutre.

Lorsqu’en 1635, Richelieu fonde l’Académie Française, afin de normaliser et de perfectionner la langue française, selon les dires de l’homme en robe rouge et des quarante premières andouilles. Selon nombre de personne n’étant pas dupe, il s’agissait surtout de remanier la langue à des fins élitiste et de définir le ‘’bon usage’’ de la langue, qui sera ensuite appliqué en haut lieu, élargissant ainsi la différence entre le paysan, le pauvre, l’idiot, qui se retrouvera à mal parler sa langue, et le riche, le noble, l’intelligent, qui maniera avec brio la langue, marquant ainsi son érudition.

Ne nous y trompons pas, c’est à des fins élitiste et politique que fut fondé cette institution. Et de fait, les femmes se retrouveront exclue de cette élite.

Les grammairiens du XVIIe entreprennent donc de réformer la langue pour la codifier. La masculinisation ne fait pas d’emblée consensus et provoque de grands débats.

Sur le plan du genre des noms de fonction, dès 1607 les grammairiens institutionnels commencent à établir que « Tout nom concernant office d’homme est de genre masculin, et tout nom concernent la femme est féminin, de quelque terminaison qu’ils soient ». La règle sera vite et facilement appliqué.

Sur la question de l’accord en genre, un grammairien illustre, Claude Favre de Vaugelas affirme depuis 1647 que : « Le genre masculin étant le plus noble, il doit prédominer chaque fois que le féminin et le masculin se trouvent ensemble. » Cette posture ne fut pas unanimement acceptée. Pourtant Vaugelas persistera, n’hésitant pas à qualifier les critiqueur·e de déraisonnable.

Cette résistance est aujourd’hui attestée et documentée, et nous savons également qu’elle n’a jamais réellement cessé.

Les institutions et tout ce qu’elles comptent de grammairiens et de ‘’linguistes’’, notamment au sein de l’académie française, œuvre ainsi à masculiniser la langue, détruisant le genre neutre et le fondant dans le genre masculin. De même, l’usage des noms féminin dans certains cas, sont abandonné, à l’instar de certains noms de métiers jugé impraticable par les femmes, par ces grammairiens institutionnels. Ainsi sont banni les mots ; ‘’Autrice, chasseresse, bourg-mairesse (mairesse), soldate, professeure, doctoresse…

En définitive, on peut dire que l’académie française et les officiels n’ont pas fixé la langue, ils ne l’ont même pas défendu, ni même perfectionné, ils ont failli la détruire dès le départ.

Ainsi, à des fins plus que douteuse, fut anéanti un super pistolet à clous.

Quand ont à des clous à planter et plus de pistolet à clou, que fait-on ?

La disparition du genre neutre à ainsi créer nombres de problèmes, comme exposé plus haut, dans les différentes définitions. Ainsi, avec la disparition du neutre, il est devenu impossible de préciser la possible dualité de genre de/des sujet·s de la phrase, dans certaines situations des inconforts de désignation, des problèmes d’exclusion d’un genre d’un sujet en faveur d’un genre dominant, et des imprécisions. De même, la disparition de ce genre à rendu invisible la présence de la femme au sein même de la langue.

De fait, c’est pour palier à ces problèmes majeurs que sont apparut écriture inclusive, accord de proximité et langage épicène. Ces outils permettant ainsi de résoudre les lacunes du Français quant aux questions du genre.

En définitive, Quand ont à des clous à planter et plus de pistolet à clous, que fait-on ? Et bah, on va chercher un marteau.

Écriture inclusive, ou quand on politise un marteau pour refuser de s’en servir ensuite…

A la base, un outil n’est pas politisé, et même si la masculinisation de la langue à été initié à des fins politique, écriture inclusive, accord de proximité et langage épicène sont des outils, et donc ne sont, par nature, pas politique. Ils constituent une solution, pas toujours confortable il est vrai, à l’absence du neutre dans la langue Française.

Là encore, ce sont les institutions qui vont politiser ces outils afin de les condamner.

C’est ce qui est relevé par Éliane Viennot (professeure de littérature française de la Renaissance à l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne) et membre honoraire de l’Institut universitaire de France (2003-2013)), par la linguiste Maria Candea, l’enseignant chercheur Yannick Chevalier, la sociologue et philosophe Sylvia Duverger, la professeure en linguistique Anne-Marie Houdebine-Gravaud dans leurs publication ; ‘’l’académie contre la langue française’’. Publication énonçant :

« En trois siècles et demi d’existence, l’Académie a beaucoup travaillé à masculiniser le français. Porte-bannière des partisans du « genre le plus noble », ce vestige de la monarchie absolue mène depuis le milieu des années 1980 une croisade contre la « féminisation », en dépit des besoins langagiers d’une société où l’égalité des sexes progresse – en dépit, surtout, des logiques de la langue française et des évolutions à l’œuvre dans les autres pays francophones. Sans se soucier de remplir le rôle pour lequel l’entretiennent les contribuables, les Immortel·les en habit vert campent sur des positions purement idéologiques, en proférant des sentences qui se veulent paroles d’Évangile alors qu’elles vont à rebours des dynamiques du français. Les « Quarante », il est vrai, ne sont ni grammairiens, ni linguistes, ni philologues – et pas toujours écrivains. »

Ainsi, c’est en réaction à cette politisation que l’écriture inclusive, la règle de proximité et la langue épicène se retrouveront défendu, parfois mal il est vrai, par les féministes. Et en dépit des croisades mené par les institutions de réglementation de la langue, académie française en tête, on peut tout de même noter que l’écriture inclusive et l’accord de proximité commencent à se diffuser dans les usages. Et ce, malgré les derniers remous des immortels plus tout à fait vivant, qui s’agitent encore de manière surréaliste, se ridiculisant encore un peu plus, et déclarent le 26 Octobre 2017, je cite :

 « Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs. […]
Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète. » (Je vous invite à revoir mes textes sur les arguments fallacieux et les figures de styles, la déclarations ci-dessus est pas mal niveaux sophisme)

Les académiciens, finalement, ne pourront rien changer, car, comme je l’ai dis dans un précédant texte : Le problème, pour les institutions, c’est qu’une langue vivante évolue par son usage et non en édictant des règles qui ne seront suivies que par quarante imbéciles et quelques intellectuels de bas étage.

De même, les féministes n’ont pas non plus d’influence sur la langue, hormis dans l’usage.

De tout façon, on à toujours des clous à planter !

En définitive, une langue n’évoluant que par rapport à ses usagers, c’est à nous de la faire évoluer dans un sens ou non. Et c’est pourquoi de plus en plus de monde utilisent l’écriture inclusive ou l’accord de proximité.

Car, en l’absence du genre neutre dans la langue, nous, en tant qu’usager avons besoin, de palier aux problèmes grammaticaux engendré par cette absence. Et c’est ici que ce trouve à mon sens le véritable élément important. Peu importe que l’on soit féministe ou un membre des quarante crétins, nous avons besoins, pour communiquer d’une langue précise et vivante. Voilà pourquoi, l’usager commun de la langue française utilise ces outils grammaticaux. C’est une nécessité.

De fait, si vraiment tous les imbéciles qui s’acharnent sur ces outils veulent les voir disparaître, et bien, qu’ils militent pour un rétablissement du genre neutre. Rendez-nous notre pistolet à clous, merde !

 

Sources :

http://www.ecriture-inclusive.fr/

http://assogeorgesand.blogspot.fr/2015/07/normal-0-21-false-false-false-fr-x-none.html

linguisticae

https://www.youtube.com/watch?v=x3TQkQO_XMc

https://www.youtube.com/watch?v=Aq2XboD-q_U

https://www.youtube.com/watch?v=y7dR9QRz4t0

https://fr.wiktionary.org/wiki/%C3%A9criture_inclusive

https://fr.wikipedia.org/wiki/Langage_%C3%A9pic%C3%A8ne

https://start.lesechos.fr/actu-entreprises/societe/l-ecriture-inclusive-et-si-on-s-y-mettait-tou-te-s-9152.php PB de formule, on dit écriture inclusive et non écriture égalitaire… merci !!

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/10/27/ecriture-inclusive-non-l-academie-francaise-ne-decide-pas-seule-du-bon-usage-de-la-langue_5206995_4355770.html

« La désexualisation selon Sandrine Salerno » sur lematin.ch/ (consulté le 9 avril 2016)

« Ainsi soit-elle de Benoîte Groult », AgoraVox,‎ 10 septembre 2016

Anne-Marie Houdebine, « Les femmes et la langue », Tel Quel,‎ 1977

Anne-Marie Houdebine-Gravaud, « Trente ans de recherche sur la différence sexuelle, ou Le langage des femmes et la sexuation dans la langue, les discours, les images », Langage et société,‎ 31 octobre 2016.

« Devenir féministe – Entretien avec Anne-Marie Houdebine, linguiste (1) – Féministes en tous genres »  sur feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com (consulté le 31 octobre 2016)

 « Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin », LExpress.fr,‎ 31 octobre 2016

Louise-Laurence Larivière, « Dis-moi comment tu te nommes et je te dirai qui tu es », Nouvelles Questions Féministes, vol. 26,‎ 31 octobre 2016.

Brenda MacLauchlan, Le mot rend justice : Guide pour l’utilisation du langage inclusif, Toronto, 1999,

Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes., Pour une communication publique sans stéréotype de sexe : guide pratique, La documentation française (ISBN 9782111451377, « Ecriture inclusive, le désaccord », Le temps,‎ 28 septembre 2017 (lire en ligne [archive]

« Déclaration de l’Académie française sur l’écriture dite « inclusive » » , sur http://www.academie-francaise.fr, 26 octobre 2017.

Circulaire du Premier ministre sur Légifrance. 

Evelyne Pisier, Le droit des femmes, Paris, Dalloz, 2007, 142 p. (ISBN 978-2-247-07014-5).

« Lancement du « Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe » – Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes » , sur http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr (consulté le 14 juillet 2016)

Pierrette Vachon-L’Heureux, « Au Québec, la rédaction épicène devient une proposition officielle » Nouvelles Questions féministes, 2007/3 (Vol. 26)

Féminisation et rédaction épicène [archive], Office québécois de la langue française, 2002.

Khaznadar, Edwige (2000) « La suffixation du masculin et du féminin dans l’alternance en genre en français : de la réalité contemporaine et de quelques vieilles lunes » in Actes du XXIIe congrès international de linguistique et de philologie romanes. Bruxelles (ULB) 1998, vol. VI (p. 251-259). Tübingen, Niemeyer

Khaznadar, Edwige (2002b) « Métalangage du genre : un flou artistique » in Extension du féminin – Les incertitudes de la langue, sous la direction de Marie-Jo Mathieu (p. 25-41). Paris : Honoré Champion.

 Margaux Lacroux, « Prêt·e·s à utiliser l’écriture inclusive ? », Libération (en ligne),‎ 27 septembre 2017

https://start.lesechos.fr/actu-entreprises/societe/l-ecriture-inclusive-et-si-on-s-y-mettait-tou-te-s-9152.php

Villers-Cotterêts fixera la langue française en 1539 : des institutions, comme l’Académie française, richelieu, masculinisation de la langue.  Charles Beaulieux, Histoire de l’orthographe (I-II), Champion, 1927

Langues et pouvoirs: Cahiers de linguistique Par Marielle Rispail,Hadjer Ammari

L’Orthographe, une norme sociale: la construction sociale et les transformations de l’orthographe française Par Bernadette Wynants

http://www.academie-francaise.fr/actualites/feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-et-titres

http://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise-lage-de-la-globalisation

Humain / femelle : deux poids deux mesures dans la catégorisation de sexe en français Claire Michard

« Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Entretien avec Eliane Viennot

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/10/15/03005-20141015ARTFIG00163-feminisation-des-noms-la-mise-au-point-de-l-academie-francaise.php

http://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie

http://www.langue-fr.net/Victor-Hugo-une-langue-ne-se-fixe-pas

voir nota bene sur viller coteret : https://www.youtube.com/watch?v=x3TQkQO_XMc

http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/22-fevrier-1635-incroyable-les-premiers-academiciens-ne-sont-pas-gateux-22-02-2012-1433805_494.php

http://www.persee.fr/doc/lgge_0458-726x_1987_num_21_85_1526

http://latlntic.unige.ch/grammaticalite/?page_id=1554

http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/le-neutre-dune-langue-sans-neutre/

Genre grammatical et dénomination de la personne de Lucy MICHEL, Docteure en linguistique française. ATER à l’Université de Bourgogne. Publié le 26 juin 2015

https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisation_des_noms_de_m%C3%A9tiers_en_fran%C3%A7ais#Historique

http://littre.reverso.net/dictionnaire-francais/citation/le_genre_masculin_tant_le_plus_noble_doit_pr/134760

« Le genre masculin, étant le plus noble, doit… : citation de VAUGELAS dans le dictionnaire de français Littré adapté du grand dictionnaire de la langue française d’Emile Littré » , sur littre.reverso.net (consulté le 25 novembre 2015)

Le genre masculin, étant le plus noble, doit prédominer toutes les fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble (Claude Favre de VAUGELAS, Rem. t. I, p. 130, dans POUGENS)

L’Académie contre la langue française : le dossier « féminisation », publié sous la direction d’Eliane Viennot, co-écrit par Maria Candea, Yannick Chevalier, Sylvia Duverger et Anne-Marie Houdebine (2016) ISBN : 9791090062337
Éditeur : Editions iXe (01/06/2016)

https://oursebibliophile.wordpress.com/2016/06/30/lacademie-contre-la-langue-francaise-le-dossier-feminisation-publie-sous-la-direction-deliane-viennot-co-ecrit-par-maria-candea-yannick-chevalier-sylvia-duverger/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Genre_grammatical#Genre_naturel_et_accords_en_genre

Marie-Dominique Porée-Rongier, La Grammaire française Pour les Nuls, First, 2011,

Antoine Meillet, « La catégorie du genre et les conceptions indo-européennes », in Linguistique historique et linguistique générale, Paris, Champion, 1965,

Les origines du genre grammatical Patrizia Violi http://www.persee.fr/doc/lgge_0458-726x_1987_num_21_85_1526